A M. ÉMILE SOUVESTRE, A BREST
6 septembre 183S.
Monsieur,
Je n'avais pas attendu votre lettre pour insister auprès de M. Buloz, directeur de la Revue des Deux Mondes, pour qu'il lût votre article et me promît de l'insérer. Ses occupations l'avaient empêché de le lire jusqu'à ces derniers jours ; mais il vient de me dire que l'article lui convenait
1. L'abbé de Montesquieu, mort en cette même année (1832), et remplacé à l'Académie française par M. Etienne Jay. On peut lire, au tome II des Premiers Lundis (recueillis pour la première fois en volumes en 1875), l'article du National, consacré à la séance où M. Etienne Jay, reçu de l'Académie, fit l'éloge de l'abbé de Montesquiou. —Cet article est daté, comme cette k ltre, du 20 juin 1832.
2, Nom illisible.
n NOUVELLE CORRESPONDANCE
tout à fait, et qu'il Tinsérerait, mais seulement le 4®^ octobre à cause de la longueur, ce^retard l'accommode, à ce qu'il paraît, pour la distribution matérielle de ses numéros. J'espère que vous n'en serez pas trop contrarié ; une lettre de vous dici là à M. Buloz ne serait peut-être pas mauvaise, pour le presser et lui rappeler sa date, que je lui rappellerai de mon côté., — Je m'estimerai heureux, monsieur, si j'ai pu ou je puis être bon en quelque chose à un homme dont j'apprécie si vivement l'âme élevée et poétique, le talent original et sincère. Votre bien dévoué.