DIOTIME
DE C.-A. SAINTE-BEUVE. 223 moins à me rencontrer avec vous : c'est que, quand on a une fois admis ce fait surnaturel et extraordinaire — plus qu'extraordinaire — d'un Dieu qui s'incarne, tout doit être subordonné à un tel miracle. Tout chrétien, en ee sens, doit subordonner non seulement sa morale, mais sa science, mais sa politique, mais sa philosophie (s'il se permet d'avoir une philosophie), à cette croyance en l'incarnation divine.
Tous ceux qui ne procèdent pas ainsi — et c'est la grande et l'immense majorité — sont inconséquents et se conduisent plus ou moins comme s'ils ne croyaient pas, et comme si le christianisme n'était pas essentiellement divin.