‹ Nouvelle correspondanceChapitre 62 sur 188 · A M. CHARLES DIGUET · texte numérisé non relu

A M. CHARLES DIGUET

Ce 25 août 1866.

Monsieur et cher poète,

Je lis vos Blondes et vos Brunes. Vous rajeunissez de vieux thèmes. Vous mettez de la saveur moderne à bien des choses que nous avions coutume de goûter sous une autre forme chez Horace et chez les Anciens : la mort à côté de la vie, l'amertume dans le plaisir! Ce n'est pas moi qui vous blâmerai d'être franc. Je me bornerai, pour cette fois, à ne pas présenter votre livre à l'Académie; mais je le laisserai sur ma table, et je relirai de temps en temps quelqu'une de vos jolies hardiesses entre deux poètes du xvi^ siècle.

Bien à vous.

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