A M. DURANDEAU
Ce 4 décembre 1867.
Monsieur et cher poète,
Je suis bien en retard, et bien malgré moi, pour vous remercier de la lecture de vos vers (les Sombres), Je les ai bien souvent pris et repris. Vous avez attaqué la campagne par un côté qui n'est pas vulgaire. Je croi^ voir dans vos vers une sorte de pendant à ce que de vigoureux paysagistes de notre temps ont essayé de réaliser.
En vous suivant aussi dans la Libre Conscience^ il me semble que vous portez en vous toute une pensée morale et poétique qui se tient. Ce n'est qu'en causant qu'on pourrait éclairer certaines nuances et hasarder quelques observations.