A M. E. DU BOIS-REYMOND
Paris, le 24 octobre 1868.
Monsieur,
Je suis en efifel bien d'avis que votre discours traduit soit publié en France. 11 y a ici une Retme moderne^ dirigée 'par M. le comte de Kéralry, qui pourrait peut-être l'insérer; je n'ai malheureusement pas de rapports avec celte Revue; et, d'ailleurs, confiné depuis bien longtemps dans ma chambre par une incommodité qui m'interdit l'usage de la voiture, je suis peu apte à bien des choses. Si M, Lépine était ici, il tirerait vite ce point à clair. Je ne puis que donner des indications que je crois, d'ailleurs,
précises. Parmi les éditeurs libraires, je n'en vois que trois qui puissent se charger de cette impression : ou la librairie Franck, rue Richelieu, ou, mieux encore, la librairie internationale LacroioD-Verbœckoven, ou enfin Germer^Baillière^ rue de VÉcok-de-Médecine, Mais c'est Lacroix qui me paraîtrait devoir être l'éditeur naturel. Il est à la fois à Bruxelles et à Paris. Si je le voyais, je lui parlerais de la parfaite convenance que je trouve à cette publication pour lui-même et pour sa maison. Il est personnellement un homme très lettré et fort capable d'en juger directement. On pourrait tout à fait user de mon nom dans une lettre qui lui serait adressée.
Excusez-moi, monsieur, de ne pouvoir intervenir plus activement ; les éditeurs que je connais pour être les miens (tels que MM. Lévy ou Garnier) sont fort négatifs de leur naturel ; mais j'insiste sur l'appropriation parfaite de cette publication à la maison Lacroix.
Veuillez agréer, monsieur, l'assurance de mes sentiments de considération très distinguée et de dévouement.
CCLXXIil.
Ce 8 novembre 1868.
Mon cher ami*,
J'oublie mes classiques» J'ai bien besoin d'un ami qui les sache pour moi, et qui me mette un nom au bout de vers errants qui me reviennent par l'esprit en réminiscence, — de