Sans nom de destinataire : c'était peut-être M. Ravenel
ces choses que chacun sait et dont on ne trouve plus Fauteur comme pour les monnaies qui ont trop circulé et où on ne peut plus lire le nom. — Ëh bien, veuillez me dire de qui est ce mot : Glissez^ mortels^ n'appuyez pas !
Tout à vous, et mes fidèles hommages aux trois personnes.
A M.PIERRE DESGHAMPS.
Ce 9 novembre 1868.
Monsieur,
La question que vous m'adressez sur Port-Royal deman-^ derait, pour être traitée, tout un petit chapitre ou appendice. 11 est parfaitement certain qu'il a fallu que Port-Rôyal eût des imprimeries secrètes pour imprimer bien des feuilles qui coururent, et ne fussent que les Lettres provinciales. Une tradition disait que partie de cette impression avait été faite dans des bateaux de blanchisseuses sur la Seine. A la fin du xvii^ siècle, cela était moins nécessaire; mais je ne doute pas qu'il n'y eût pour ces messieurs des moyens d'impression secrète, quand ils en avaient besoin. Us avaient leurs libraires attitrés, Savreux ou Desprez; mais, quand on voulait imprimer en dehors de l'autorité, sous le couvert dWtrechty on trouvait bien moyen de le faire à Paris ou aux environs. Quand les Nouvelles ecclésiastiques^ ce journal janséniste, commença à paraître, ce fut une lutte continuelle avec l'autorité, et les adresses, les supercheries des janâé-
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nistes dans cette lutte contre le lieutenant de police pour se faire imprimer clandestinement à son nez et à sa barbé étaient devenues proverbiales. Maïs qu'étaient-ce que ces imprimeries clandestines? où étaient-elles? cela nous échappe par cela même qu'elles étaient clandestines.
Veuillez agréer, monsieur, l'assurance de ma coosidéra-^ tion très distinguée.