A M. LOUIS RATISBONNE
Ce 21 novembre 1868.
Cher monsieur,
On me dit que vous avez bien \ > ulu (en l'entourant d'ailleurs de toute sorte de bonnes grâces à mon adresse) m'attribuer un mot sur les enfants : « J'aime surtout les enfants (juand ils crient, — parce qu'on les emporte. » Non seulement je n'ai jamais dit un tel mot, mais je n'ai pu le dire.
Je crois avoir toujours évité de comprendre dans un blâme ou dans une aversion générale des classes, des catégories entières, soit de nations, soit d'hommes et de personnes.
Gomment l'aurais-je fait pour les enfants?
Je les ai d'ailleurs trop peu vus pour qu'ils m'aient jamais gêné. Je les considère déjà comme de petits hommes, des hommes en miniature; et cette misanthropie que je n'ai jamais appliquée aux hommes en masse, comment l'auraisje pu réserver pour les seuls enfants?
Tout à vous.
À M* KGGJbîR*
Ce 21 novembre 1868.
Cher et savant confrère,
Je vous remercie bien du précieux cadeau. Je ne pourrai en goûter que par les bords, mais les miettes mêmes m'en seront précieuses. Je jouis déjà de me voir édifié sur le grand grammairien Nicas, Le passage sur Diibner est charmant de vérité et de sourire. Je rougis d'avoir usé de mon rôle de pis aller en cette circonstance et d'avoir fait comme si j'avais voix réellement au chapitre ; mais la bonne intention et la nécessité sont mon excuse.
Tout à vous.
Ce 22 novembre I86t.
Monsieur*,
Je vous remercie de votre agréable attention. Le mot : Voilà him du bruit pour une omelette au lard I était un dicton en circulation depuis Des Barreaux ou tout autre à qui on Ta attribué; mais il est bien possible que Y omelette de madame Geoffrin ait donné idée, par une sorte de confusion assez naturelle, de lui en faire l'application. Ces propos de société