‹ Nouvelle correspondance de C. A. Sainte-Beuve: avec des notes de son dernier secrétaireChapitre 156 sur 185 · M. Hippolyle Valmore · texte numérisé non relu

M. Hippolyle Valmore

GCCXI.

Ce M mai 1869.

Monsieur,

Je ne doute pas que les Rangeardières n'appartiennent encore aux Pavie. Je le demanderai à la prochaine rencontre à M. Victor Pavie ou à son fils. Ce sont d*aimables et pieuses gens qui ont et qui comprennent le culte des souvenirs. Tout ce que vous leur demanderiez de renseignements serait accueilli par des cœurs amis. J'ai gardé de ce lieu champêtre un doux souvenir comme de Tune des journées de soleil de ma jeunesse. Quoique les vers m'aient depuis longtemps abandonné, et que ce que j'appelais un peu orgueilleusement mon chant soit éteint, il y a beaux jours, les sentiments qui m'inspirèrent me sont toujours présents, ne fût-ce que comme regrets; et ceux qui, comme vous, daignent m'y reporter en idée sont sûrs de toucher en moi une fibre toujours vivante.

Veuillez agréer, monsieur, l'assurance de ma considération très distinguée.

CGCXll.

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