A M. PAUL ARÈNE
Ce a mars i868.
Pour le coup, vous ôtes bien heureux que Farticle 11 ne soit pas encore en vigueur. Voilà une fameuse brèche au mur de la vie privée * ! Sérieusement je voudrais que vous lussiez ces Observations 2 de M. Didot. D'après votre système, on écrirait encore : throsne^ phantosme^ etc. Mais il paraît que toute notre vigueur de réformation expire à l'an 1740 et ([uc l'abbé d'Olivet a posé en orthographe les colonnes d'HtTcule. Oh ! cher monsieur Arène, que nous sommes donc routiniers en môme temps qu'aimables ! Et comme, tout en faisant un pas vers le progrès, du pied gauche, nous tenons à boiter de l'autre pied. — Vous cependant, vous êtes des plus vifs, des plus alertes en raillerie, et je vous applaudis des deux mains.
bien à vous.
1. M. Paul Ai*èue avait publié un article sur l'intérieur de Sainte-Beuve.
2. Observations sur l'orthographe française, par M. Ambroise- Pinnin Didot. Sainte-Beuve venait de consacrer à cet ouvrage un article recueilli depuis dans les Nouveaux Lundis, U XI.