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Depuis la vieille rôtissoire à coquille, il s’est fait beaucoup d'inventions, mais des inventions incomplètes. Le seul reproche qu’on puisse faire à la rôtissoire à coquille, c’est que la
broche ne tourne pas d1 elle-même ; il faut la tourner sima cesse et ne point la perare de vue, sous peine de laisser perte 1» rôt : voilà l'écueil 1 eh^hisn, Jusqu’ici tous les
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ont tourné autour de ce prob-S*^® sans pouvoir le résoudra complètement; un seul, dans o«3- derniers temps, s'en est rapproché le plus par l’idée, si neËtiPir îa pratique. Je veux parier de la rôtissoire à volant ddn*:Uaquelle le rôt perpendiculai- •rement suspendu, tourne devait* une coquille à foyer. Dan! tette rôtissoire, le volant et le rôt doivent tourner par le seul fait du courant d’air ; mais l’eipérience m'a démontré qu* l'action de l’air et du courant qu'on peut établir dans unô cuisine, est insuffisant à imprimer au volant un mouvement eontinu et durable, dès que le poids du rôt se fait sentir el pèse sur lui; c'est là son unique défaut, mais il est capital.
Peut-être que l’inventeur, mieui inspiré, trouvera un jour k moyen d’établir son mécanisme dans de meilleures conditions; je désire que mes observations désintéressées stimulent so a xèle, si jamais elles parviennent jusqu'à lui.
Il existe encore une rôtis soire à gaz, inventée par le même fabricant de la grillade. Cette rôtissoire, toute bien conditionnée qu'elle paraisse, n’est cependant pas exempte de défauts :
elle manque de calorique,
ment; elle est de provenance anglaise, mais son origine} ce me dispense pas "d’en faire l’éloge qu’elle mérite; je la trouve parfaitemen comprise et très-pratique(l)J Le seul défaut qu'on pour-) rait lui reprocher, c'est que, par sa construction elle m s’adapte pas à tous les îoy er s mais je crois qu’il serait facile de lever l’obstacle, en lui adaptant un foyer mobile, qui s’encadrerait avec elle. Dans ces conditions,
(1) On trouve cette rôtissoire chez Xe3 marchands ou fabricants 4e machines anglaises.
même inconvénient que la rôiïssoire à coquille : la broche exige d’être tournée à la main.
J« reproduis le modèl# d’une rôtissoire à mouve*
on pourrait faire rôtir les viandes soit sur le fourneau, soit sous le manteau d’une cheminée. Je laisse aux fabricants le soin d’utiliser mon observation qui, je crois, pourrait bien devenir protitable.
En somme, il faut bien le dire, jusqu’ici, abstraction faite des grandes broches, la vieille rôtissoire à coquille, est celle qui est encore le plus près du problème recherché, si on veut rétablir dans les conditions que je la représente ici, c’est-àdire si on veut lui adapter un mouvement qui garantisse une durée de rotation prolongée, et qu’avant de s’arrêter, avertit la cuisinière par le bruit d’une sonnerie, telle enfin qu’on les trouve dans un grand nombre de cuisines. Les 3 pièces composant cette rôtissoire sont mobiles; elle peut donc être disposée partout, cependant, pour éviter le transport de ce» pièces, on pourrait facilement sceller la coquille dans le mur, à côté du fourneau ou dans une cheminée vide, afin de pouvoir établir un tirage suffisant.
Fo*sr portatif. — Dans les petites cuisines, il est bien rare d’y rencontrer des 'ours en maçonnerie, autrement dit, des
fours a pâtisserie.
Or, si on n’a pas à sa disposition un fourneau en fer ayant i ou 2 fours, on est forcément obligé derecouri i à l’emploi d’un four portatif. Od en fabrique à Péris d’après différent? systèmes : j’en reproduis trois dans ce livre.
Celui qui figure ici(i)estundesplus anciens et des plus pratiques; il convient surtout pour cuire la pâtisserie ; les2compartiments qu’ilreniermeavant chacun un degré particulier de chaleur , permettent d’v cuire en même
(1) C’est encore II Péris oùTofi tTc-nve les meilleur» mouvements de broche. - — Au fieu d'être ïoiicLfilP®ut être de forme carrée
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«mps des pâtisseries qui n*exi^st pas un degré de chaleur identique. N'étarit pas tro« volumineux, et facile à transporter, on peut le chauffer à l'endr il où il est le moins gênant.
Les 8 autres modèles qu'on trouvera plus loin, sont trèsrépandus dan» les cuisines de Paris. Iis sont tous deux construits d'après le même système, seule la forme diffère. Ils sont en fer; ils ne sont ni embarrassants ni difficiles à transporter.
Le premier, esta 2 étages, le second n’en a qu'un, Mais, soit qu’on achète ces fours, soit u'on les fasse construire, il est facile de les obtenir tels qu’on es désire.
Quand on veut cuire la pâtisserie dans ces fours, il ne s’ agit pas de le» chauffer au morneu ae les employer, car alors on s'exposerait à n’obtenir que de la pâtisserie médiocre et défectueuse. Les petits fours sont c mrae les grands, quand on ne les chauffe pas régulièrement, qu’on ne les chauffe que par mtervale, ils contractent de 1‘ humidité. En ce cas, pour les bien sécher, il faut les chauffer longtemps, sans violence; puis, quand la chaleur les a bien pénétrés, on le» chauffe au degré voulu, et aussitôt que ce degré est atteint, on laisse tomber le feu; on ferme bien le foyer “et en partie seulement la soupape adhérente au tuyau, alin que le gaz de la braise ne refoule pas en dehors, ce qui pourrait occasionner des accidents aui personnes qui travaillent dans la cuisine. Tous Iss fours na sont pas muni» de soupape, mais celle-ci étant nécessaire, on doit l'exiger.
Dans ces différents fours oc peut très-bien cuire les gros et les petits pâtés, les tourtes, lu vol-au-vent; on peut aussi j cuire tous le» petits gâteaux d’entremets, les soufflés, et les gratins. Pour bien réussir la cuisson de ces différents mets, ti n'y a qu'un moyen, c'est d'etudier le four.
Bien que portatifs et mobiles, ces fours, les deux derniers du moins, peuvent très-bien devtnir fixes r ds n'ont qu'à gagner i cette transformation; en ce ca , ii convient de poser le four sur une assise en maçonnerie, à hauteur voulue, non loin d'un conduit de cheminée, afin de pouvoir lui raccorder le tuyau de dégagement. Quand la disposition de la cuisine le permet, il convient d’enclaver le four dans l’épaisseur d’un mur ou tout au moins de l'arrimer dans une encoignure, afin de le rendre moins gênant. Dans les deux cas, on l'entoure d'abord avec une épaisse couche d'argile, puis avec du plâtre 3t enfin avec des briques. Dans ces conditions, le four conserve plus longtemps sa chaleur et résiste davantage à l’usure.
â«rd»-inftng«r ««ménage. — Dans les ménages, le £&rde-manger est une sorte de cage de forme ronde ou carTée construite en tissu métallique sur une charpente en fer ou de bois, et portant à l’intérieur non-seulement plusieurs étagères
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mais encore un suspensoir à crochets, auxquels on peut suspendre la viande crue, la volaille ou le gibier ; sur les étageres
on dispose les provisions qu'on veut expose?
àr l’air, en les garantis* gant du contact des in-1 sectes. *■
Ces garde-man fer sont eu suspendus au plafond de la dépense i l’aide»
d’une poulie, ou fixés sui f le côté ou en dehors r d’une fenêtre; dans les* deux cas, pour atteindra mieux le but qu’en se prc > pose, ils doivent être ei:
posés au courant d’air 4 autant que possible, Il nord.
Si le garde-manger e?
suspendu dans une pièce il peut être tout à fait i découvert , si au con traire, il est fixé en dehors, il faut absolumen
que sa partie supérieure soit manie d’une toiture en toi*, établie un peu en pente, afin »
nue la pluie ne pénètre pas k ' {intérieur.
Mais, même dans les ménages, on peut remplacer avea avantage ces garde-manger, qui sont toujours un peu encombrant et ne donnent psi ?vS résultats les plus pratiques, par une armoire à g lacs, o’est-è-dire une caisse fermée, dans l’intérieur de laquelle, avec une minime quantité de Hl ace, on entretient un degré "vie froid continuel, suffisant on-seulement à tenir franches les provisions journalières, le beurre, les œufs, la crème et le lait, mais aussi pour prolonger en toute snï-
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?on, la conservation des viandes fraîches, du poisson, de le volaille et du gibier. Et chose non moins précieuse, c'est de pouvoir en plein été, sans frais, sans dérangement, avoir toujours à sa disposition de l’eau et du vin rafraîchis.
Je me figure que tout le monde est à même d'apprécier les avantages d'une telle ressource, et qu’il suffit de la mettre er
relief, pour les faire accepter. Ces armoires ne ‘sont pas trèf coûteuses, on peut en avoir à tous prix. Mais si au bout l'an on voulait récapituler les pertes de comestibles, aussi bietf, quer les inconvénients qu’on a rencontrés, et les privation?: qu'on s'est imposées, on ne tarderait pas à s'apercevoir que la véritable économie ne consiste pas à se priver d’un auxiliaire qui doit infailliblement la produire, en apportant av$ • Ma une amélioration notable dans le bien-être du ménage . 1
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