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LES QUATRE TOURELLES ET LA FLÈCHE

Pour s’élever au-dessus de la plateforme , on monte l’un des escaliers que renferment les quatre tourelles.

D’une exécution aussi élégante que légère , ces tourelles sont entièrement détachées de la tour principale, avec laquelle elles ne communiquent que dans leur partie supérieure , au moyen de ponts en dalles. C’est à leur sommet que se placent les drapeaux , lors de quelque fête publique.

L’une d’elles contient deux escaliers en limaçon , exécutés sur un même noyau , et de manière à ce que deux personnes puissent les monter ou les descendre en même temps , et se parler sans se voir.

De la galerie qui entoure la sommité de

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ces tourelles s’élève la flèche pyramidale. Huit escaliers tournants très-étroits conduisent ensuite à la lanterne et à la couronne , où le voyageur restera frappé d’admiration en considérant l’immense étendue de pays qui se déploie à ses regards ; mais, pour faire ce voyage avec sécurité, il ne faut pas être sujet au vertige.

Le percement des diverses voûtes est si artistement exécuté , que , de cette hauteur , l’ouverture qui se trouve à chacune d’elles est en ligne perpendiculaire avec celle de la nef, ce qui permet à la vue de s’étendre jusque sur le pavé intérieur de l’église.

La voûte, appelée Kreutz-Reihung, qu’on aperçoit lorsqu’on est parvenu au-dessus des quatre escaliers tournants, est un morceau superbe que les étrangers ne peuvent se lasser d’admirer. Le dessin en a été fait par l’architecte Arhardt.

Pour arriver de la couronne au bouton , il faut, comme nous l’avons déjà dit , grim-

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per à l’extérieur , à l’aide de barres de fer ; mais , tant pour éviter les accidents que pour empêcher la dégradation de l’édifice, cette promenade périlleuse a été interdite. Il faut même une permission de la mairie pour aller à la lanterne.

Malgré la prodigieuse élévation de cet édifice , plusieurs personnes ont poussé la témérité au point de se coucher et même de se tenir debout sur son sommet.

Comme on peut le penser , le bouton qui couronne cette pyramide doit avoir plusieurs fois éprouvé les ravages du feu céleste ; il a été remplacé à diverses époques. Celui que l’on voit aujourd’hui est déformé octogone, d’un pied de haut et de quinze pouces de diamètre. On a gravé sur sa surface un H entouré de quatre petites croix.

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