ÉGLISE DE SAINT PIERRE-LE-VIEUX
Après avoir traversé la rue de St-Jean et repassé le pont , le premier édifice qui s’offre à la vue est l’église de Saint-Pierre-le Vieux. Sur l’emplacement quelle occupe, se trouvait au quatrième siècle de notre ère, une chapelle sous l’invocation de l’apôtre Saint-Pierre. Détruite lors de l’invasion des barbares , elle fut relevée de ses ruines au 6e siècle, et construite dans les mêmes dimensions; mais, en 1381, à l’époque d’une maladie contagieuse qui désola la ville, des legs considérables, faits à cette petite église, permirent de lui donner une étendue plus considérable. Dix-sept ans plus tard , les chanoines de Saint-Michel, que les ravages exercés par le Rhin obligèrent de quitter Rhinau , où ils s’étaient établis , furent incorporés à cette église , et c’est à eux qu’elle doit la construction du vaste chœur qui y fut joint en 1 460.
La tourelle dont elle est surmontée a fixé l’attention des amis de l’architecture gothique.
En 1682, elle fut partagée, comme celle de Saint-Pierre-le-Jeune , entre les protestants et les catholiques. C’est dans cette dernière partie, formée par le chœur, que se trouve, derrière l’autel, et attachée au mur, une sculpture en bois, confectionnée en 1 500 , par un artiste fort habile , nommé Veit Wagner , et qui représente la vie apostolique de Saint-M aterne, surnommél’apôtre de l’Alsace. Au dire des connaisseurs, cet ouvrage est d’une exécution parfaite et un des monuments les plus remarquables de ce genre.
Les murailles de cette même église sont décorées d’un certain nombre de tableaux appartenant à l’ancienne école allemande, et qui paraissent dater de 1 époque où Martin Schœn et sa famille s’illustrèrent par leurs peintures célèbres et multipliées.