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HUITIÈME PÉRIODE

Strasbourg ville immédiate de l’empire.

Rodolphe de Habsbourg, général des Strasbourgeois, est élu empereur d’Allemagne.

L’évêque Conrad III pose la première pierre du clocher de la Cathédrale.

Un épouvantable tremblement de terre menace de bouleverser cette église.

Disette de vivres à Strasbourg.

Incendie d’une partie de la Cathédrale.

Dissensions entre les gens de métier et les nobles.

Guerres intestines entre les familles de Zorn et de Müllenheim.

Nouvelle cherté des vivres.

Construction du Pfenningthurm (tour des deniers).

La ville est mise en interdit par le pape, parce qu’elle se refusait de reconnaître son protégé Frédéric d’Autriche, comme empereur d’Allemagne, et qu’elle avait formé une alliance avec Louis de Bavière, compétiteur de ce prince.

Combat sanglant entre les familles de Zorn et de Müllenheim. Sept membres de la première et deux de la seconde sont tués.

Charles IV, empereur d’Allemagne, vient à Strasbourg. L’interdit est levé. Une

épidémie ravage le tiers de la population de l’Europe. Strasbourg seul perd seize mille âmes. Ce désastre avait été précédé par un effroyable tremblement de terre.

Deux mille Juifs sont brûlés à Strasbourg. On les accusait d’avoir empoisonné les puits et d’être les auteurs de la mortalité dont nous venons de parler.

Les nobles sont tenus de prêter le serment de citoyen et de contribuer selon leur fortune aux besoins de la ville.

Quatrième agrandissement de la ville.

Querelles entre les familles Rebstock et Rosheim.

Frédéric de Blanckenheim , évêque de Strasbourg, suscite de nouvelles guerres à la ville.

Les Juifs, convaincus de trahison envers la ville, sont condamnés à 20,000 florins d’amende et bannis de son enceinte.

L’évêque Guillaume de Dietz cède au magistrat l’administration des revenus de l’œuvre Notre-Dame et le droit de battre monnaie, privilège qui appartenait auparavant à ses prédécesseurs.

Cinquième agrandissement de la ville.

L’évêque Guillaume suscite de nouvelles guerres à la ville,

Sigismond est élu empereur.

Ce prince arrive à Strasbourg et y séjourne sept jours.

L’évêque Guillaume est arrêté par ordre du magistrat à Molsbeim.

Le chapitre et le magistrat sont invités à comparaître devant le concile de Constance pour répondre sur l’arrestation de l’évêque.

Les Strasbourgeois s’étant refusés de rendre la liberté à leur évêque , sont excommuniés, et la ville est mise en interdit. Le service divin est interrompu, on re» fuse les sacrements aux vivants et la sépulture aux morts.

Première mention de la chambre des XXI.

L’empereur Sigismond visite Strasbourg pour la seconde fois.

Les paysans brùlentles gerbes qui devaient être données en dîme aux chanoines de Saint-Thomas , parce que ces ecclésiastiques s’étaient refusés de leur faire la distribution accoutumée de vivres et de boissons. Delà l’inscription qu’on lit encore aujourd’hui à la porte Nationale : «La bonté divine, l’avarice des prêtres « et la méchanceté des paysans , sont des « choses qu’on ne peut approfondir. »

Les Strasbourgeois vont assaillir le château de l’évêque à Mutzig et sont repoussés avec perte.

Origine des chambres des XIII et des XV.

La peste enlève 15,000 Strasbourgeois.

L’empereur Sigismond donne à la ville le privilège d’établir des péages.

Jean Gutenberg, natif de Mayence, imprime pour la première fois avec des caractères mobiles à Strasbourg.

La ville a de nouveaux démêlés avec son évêque.

Les Armagnacs pillent et ravagentl’ Alsace.

Mort de l’évêque Guillaume.

La construction de la Cathédrale est terminée.

Les Armagnacs reviennent en Alsace , et ravagent une seconde fois le pays.

Commencement de disputes violentes entre

les prêtres et les moines à l’occasion de l’inhumation des morts.

Décret portant que le magistrat sera désormais composé d’un tiers de nobles et de deux tiers de plébéiens.

L’empereur Frédéric arrive à Strasbourg et exige que les habitants lui prêtent serment de fidélité. Le magistrat se refuse aux vœux de l’empereur, et invoque les anciennes franchises de la ville.

La ville fait des armements considérables pour résister aux Bourguignons, qui avaient envahi l’Alsace.

Grande inondation à Strasbourg, occasionnée par la fonte des neiges.

La belle chaire en pierre de la Cathédrale est élevée en l’honneur de Geiler de Kaysersberg, premier prédicateur de cette église. La véhémence avec laquelle ce digne ecclésiastique s’est élevé contre les mœurs dissolues des prêtres d’alors, a rendu son nom immortel.

Pierre Schott, chanoine prédicateur de Saint-Pierre-le-Jeune, et digne émule de Geiler , est empoisonné dans la maison du prévôt de son église, où on l’avait invité à dîner. Son tombeau se voit encore aujourd’hui dans cette église.

Soulèvement des paysans contre les nobles, les Juifs et les prêtres.

L’empereur Maximilien institue la haute chambre impériale de justice , chargée de connaître des contestations entre la noblesse.

Un légat du pape arrive à Strasbourg pour y célébrer le jubilé.

Vingt mille paysans qui s’étaient ligués de nouveau pour s’affranchir, sont trahis.

23o CHRONOLOGIE DE STRASBOURG.

1507 Le droit de battre monnaie est confirmé à

la ville.

1508 Formation d’un code pénal.

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