THÉÂTRES
II y a quatre Théâtre a Gènes ou plutôt il n'y en a que deux, celui de Saint Augustin qui prend son nom de l'ancien Couvent des Âugustins qui est sur la même place, est un Théâtre assez grand , mais son entrée est si incommode attendu qu'il faut descendre- plusieurs marches pour y entrer. Il est à souhaiter d'en voir construire un autre sur un meilleur plan, ce Théâtre est le premier de la Ville et . ou y pue l'opeca.
Le Théâtre du Falcone situé dans la rue fialbi attenant au Palais de M.r Marcello Du* razzo qui en est le propriétaire , est assez joli, mais il est trop petit pour être le premier de Gènes.
Il y a ensuite deux autres petits Théâtres dont un sur la Place des Vignes, où l'on fait jouer les Marionettes, et celui de la Place CampeltOy qui vient d'èlrt garni de deux galeries 5 il est très petit et de forme octogone-, on y représente ordinairement la commedie pendant l'été, et lorsque celui de Saint Augustin est ft rmé , il est très-frequenté étant au cenire do la Ville.
DES PRINCIPALES RUES des EGOUTS
et AQUEDUCS.
En généra) les rues de Gènes sont très étroites , c'est ce qui a fait dire à M.r Dupaty qu'il semble que cette Ville a été bâtie pour l'été, on ne peut cependant pas passer sous silence la belle rue Balbi qui ce joint par la PLce de l'Anouciation avec la rue Nuovissima appelles de ce nom pareequ'il n'y a pas 4° au * ( I ue
(47) eette rue est ouverte, elle va ensuite joindra la belle rue Neuve, qui commence au pied, de la Montée de Castelletto, et se dirige eu droite ligne du couchant au levant à la Place des Fontaiues Amorose , elle est très large et tirée au cordeau, elle est bordée par sept Palais au midi et six au nord , tous ces beaux édifices sont d'architecture du célèbre Galeas Alexis, cette rue est sans contredit une des plus belles que l'on connaisse. En traversant la Place on arrive à la Porte de* îAcqaasola\ ces principaux Palais ont été décrits par le célèbre Rubens et imprimé à Anvers 5 cet ouvrage est devenu très rarej M.r Gauthier architecte et pensionné du Koi de France, s'occupe dans ce moment de la publication d'un grand ouvrage sur les Palais de Gènes, (1) qui ne manqueia pas d'élre recherché des amateurs.
(1) Cet ouvrage se publie à Paris, en 35 livraisons in-folio chaque livraison aura de 4 à 5 planches avec le. texte, le prix de chaque livraison à Pari» est de six franc, on souscrit aussi à Gêjies chez l'Éditeur de ce petit ouvrage*
(48) Lés autres nies de cette Ville ne mm te
guère une mention particulière, mais entre «tutre prérogative, ou y remarque la propreté qui est très grande en tout tems, sans qu'il en coûte aucun soin à ses habitons , pareeque des nombreux égouts qui traverses en tous sens la Ville, même les plus petites rués et les endroits les plus éloignés, fait que Gènes n'a pas son égale, si l'on en excepte la magnificence de Rome aucienne avec qui Gènes à droit de pre- . tendre en ces sortes d'ouvrages ; ajoutez à cela un pavé plat et commode , par des larges dalles du vésuve et très-bien entretenu, bordent les principales rues et places.
Les Acqueducs qui fournissent les eaux a cette Ville , sont dignes d'admiration , ils furent commencés en l'année 1278 et entièrement Achevés en i335. Si l'on considère les travaux immenses et les dépenses que cela à occasionné , pour conduire l'eau de près de six lieues de distance à travers des collines et des montagnes, on ne sepa pas surpris si on à mis tant de tçms à terminer ce chef-d'œuvre de patience; ayant dû faire quantité de ponts pour y £ure passer l'Acqueduc,aussi Gênés jouit d'une
commodité ,
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(49) commodité , que peu de Villes peuvent se flatter d'avoir , qui est celle d'avoir des fontaines dans tous les appartemens des maisons, même jusqu'au cinquième et sixième étage* Cette eau est conduite par des canaux en plomb, ce qui est une dépense de plus pour ses hahitans , des trésors immenses étant cachés dans la terre, puisque les maisons les plus éloignées ont le même avantage que celles qui sont à la proximité des Acqueducs.