‹ Nouvelle doctrine médicaleChapitre 112 sur 168 · IV. ARABES · texte numérisé non relu

IV. ARABES

La superstition s'est également opposée, dans cette nation , aux progrès de l'anatomie et de la physiologie; l'hygiène, sans y prendre un grand développement, y fut cependant cultivée avec fruit, et concourut puissamment, près de ces peuples, à faire admettre la sobriété comme base du régime. La matière médicale s'y montra surchargée d'une polypharmacie peu favorable, quelquefois même nuisible à la guérisondes maladies. Les théories médicales, vaines et sans aucun fondement solide , flottèrent constamment entre les hallucinations de l'astrologie, de la divination, des songes, de l'uroscopie, etc. La pathologie pratique suivit naturellement ces déplorables impulsions et fut dirigée plutôt par les conseils de l'imagination que par ceux de l'expérience. Traducteurs souvent infidèles , compilateurs toujours sans pudeur , les Arabes n'ont pas sans doute beaucoup enrichi la science de leurs productions originales ; mais ils offrent un mérite que la reconnaissance ne permet pas de méconnaître, celui d'avoir concouru à sauver de la destruction du moyen âge, les plus beaux monuments pathologiques de l'antiquité. Du reste, nos relations avec ces peuples , en devenant plus intimes et plus étendues, ne manqueront pas d'y perfectionner la science médicale.

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