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CONCLUSION DE LA PREMIÈRE PARTIE

surprendre les secrets de la nature , par leur infatigable patience pour les recueillir, les disposer dans un ordre logique et fructueux , nous trouvons l'œuvre qui leur mérita l'immortalité : ces merveilleuses découvertes qui firent avancer la science vers son perfectionnement; ces faits pathologiques nombreux, variés, positifs, sur lesquels elle peut maintenant s'appuyer comme sur une base impérissable , et qui ne laissent plus aujourd'hui que l'embarras du choix à celui qui veut s'élever aux plus hautes généralisations des principes de la science médicale.

Parmi les hommes supérieurs dont le génie s'est dirigé vers cet objet important, nommons surtout: Pythagore. Thaïes, Empédocle, Démocrite, Anaxagore , Heraclite , Platon, Aristote , Hippocrate , Galien , Bacon , Descartes , Van Helmont , Borelli , Stahl , Boerhaave , Haller, Cullen , Bordeu , Barthez , Brown , Pinel, Rasori , Bichat , Broussais, etc. , etc., nous aurons prouvé que l'esprit généralisateur a brillé dans la pathologie comme le génie d'observation , et que , pour le premier comme pour le second , l'avenir devra s'estimer très-heureux de valoir le passé.

En regard de ces puissants législateurs de la science iatrique , nous voyons leurs systèmes et leurs doctrines. Citons particulièrement : l'empirisme , la puissance des nombres , la doctrine corpusculaire , celle du feu créateur et conservateur , ceile des causes occultes, l'astrologie judiciaire, la doctrine gymnastique, le naturalisme, le dogmatisme, le solidisme, le pneumatisme, riiumorisme, la chimiatrie, la doctrine mécanique, celle des transfusions , l'animisme , la doctrine organique , celle de l'irritabilité, celle de l'action nerveuse, le vitalisme, le contro-stimulisme, la doctrine de l'excitabilité, les doctrines : philosophique, physiologique, homéopathique, magnétique, numérique, éclectique, etc., il nous semblera bien démontré que les généralisations surabondent en médecine , et que si la science ne possède pas encore une doctrine définitive, elle renferme du moins tous les éléments nécessaires pour la constituer.

Aujourd'hui, les esprits sont indécis, irrésolus au point de vue (Je la théorie pathologique. Trriié< par les dernières tentatives d'un

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réformateur audacieux, ou trompés, flans leurs espérances, parles vaines promesses d'un système exclusif, les médecins, plus occupés de recueillir des faits nouveaux que de coordonner, de rallier autour d'un centre commun ceux dont le domaine médical se trouve si richement pourvu, suivent avec indifférence , à peu près sans conviction et sans foi : les uns, l'empirisme ; les autres, le naturalisme ; plusieurs, le vitalisme, le physiologisme ; un assez grand nombre , sous le nom d'éclectisme , la réunion des doctrines qui leur paraissent les plus rationnelles, ou, plus exactement, peut-être , une abstraction qui n'est en réalité que l'absence et la négation de toutes ces doctrines; enfin, quelques théoriciens d'un caractère enthousiaste et remuant, plus amis du merveilleux que du vrai, plus habiles en physique, en chimie, qu'en physiologie, semblent déjà rêver des systèmes renouvelés de la mécanique et de la chimiatrie.

Dans ce fâcheux état de choses, n'est-il pas à craindre que l'insouciance et l'apathie des premiers ne soient dominées par la résolution et la turbulente activité de ces derniers; et que la médecine, entraînée clans une aussi funeste déviation de ses vrais principes , n'aille se briser une seconde fois contre le plus dangereux des écueils, et retomber, pour longtemps encore, dans les folles et déplorables théories du moyen âge?

En conséquence de l'ancienneté de la médecine , du nombre et de la haute capacité des observateurs qui l'ont cultivée; de la valeur et de la multiplicité des faits dont ils ont enrichi son domaine ; de l'élévation et de la diversité des génies qui se sont occupés de ses généralisations; de la profusion et de la variété des théories, des systèmes et des doctrines qu'elle présente actuellement; de sa bonne direction dans le sentier de l'observation et de l'expérience raisonnées; de la tendance fâcheuse de certaines imaginations à sortir des voiesduphysiologisme, donlonles a dégoûtées parla plus cuisse de toutes les applications exclusives; du besoin qu'éprouvent les bons esprits de se rapprocher dans un sentiment commun, nous pensons cpie non-seulement il ne faut plus attendre pour travailler sérieusement aux généralisations delà pathologie, mais enfcore qu'il est ur.L'eul de ramener, par l'établissement d'une saine

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