PARACELSE, PHILIPPE-AURÉOLE-BOMBAST
Né àEinsiedeln, à. quelques lieues de Zurich, en I i93,Paracelsefut le plus extravagant et le plus charlatan de tous les alchimistes, dont on s'accorde à le regarder comme le chef. Sa première éducation est très-négligée. Il passe une grande partie de sa jeunesse dans le vagabondage, allant de ville en ville, prédisant l'avenir, tirant des horoscopes au moyen de la chiromancie, de l'inspection des astres ; se livrant aux opérations de l'alchimie , de la cabale , de la magie, etc. Il visite les Universités d'Allemagne, de France, d'Italie, etc., dont il se vante d'avoir fait l'ornement. Il voyage en Orient, en Espagne, en Prusse, etc. Il séjourne dans les montagnes de la Bohême , se met en rapport avec les sorcières , les magiciens, les charlatans de ces contrées. Il affirme « n'avoir pas ouvert un livre pendant dix ans , et que toute sa bibliothèque médicale ne se compose pas de douze pages; que la Bible est la clef de la théorie des maladies, etc. ; que la force vitale est une émanation des astres ; que le corps est formé par le concours du sel , du soufre et du mercure sidériques. Pour lui , la nature est une archée, ou esprit architecte qui fait dans l'estomac les fonctions d'alchimiste, en séparant les aliments des poisons; entreprenant tous les changements et guérissant toutes les maladies, qu'il attribue à cinq causes générales, sous le nom d'entités. » Il employait en chirurgie les paroles magiques et les arcanes au lieu d'instruments; dans le traitement des fractures, il remplaçait l'usage des appareils parles applications de laconsoude, etc. Comment imaginer actuellement que l'auteur de tant d'extravagances et d'inepties ait été appelé en 1526, à l'âge de trente-trois ans , à Baie, pour occuper