PECQUET
Né à Dieppe, au commencement du xvne siècle, Pccquet fait ses éludes à Montpellier. La découverte de la circulation lymphatique avait été préparée par Erasislrate, Hérophile , Galien, Aselli , Eustache, etc. , mais elle fut effectuée par Pecquet , alors qu'il était encore élève. En disséquant un chien, il reconnut le réservoir du chyle , et suivit le vaisseau principal de cette circulation jusqu'à la veine sous-clavière gauche , dans laquelle il le vit s'ouvrir. Le mouvement des fluides blancs se trouva bientôt apprécié dans son
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ensemble , et l'erreur qui faisait admettre le passage du chyle par le foie, en attribuant à cet organe des fonctions qui lui sont complètement étrangères^ fut pour toujours détruite. Pecquet vint à Paris cl mourut en 1674.
un PATIN-
Né àHoudan, Seine-et-Oise, en 1601, Gui Patin étudie la médecine à Paris, est nommé professeur au collège de France, en 1654. D'un esprit vif, caustique, hardi, téméraire, souvent inconsidéré , méchant, il porte, avec l'arme du ridicule, des coups décisifs aux doctrines chimiatriques. « Il éUiit, dit Yigneul-Marville , satirique depuis la tête jusqu'aux pieds; il avait, dans le visage, l'air de Cicéron; et, dans l'esprit, le caractère de Rabelais. » Il mourut le 30 août 1672.
BOÏtELLL
Né à Naples le 2H janvier 1608, il professe à Pise, à Florence ; plutôt êrudit etspirituel (Jue praticien habile , séduit par les grands progrès que l'application des mathématiques avail amehés dans les sciences physiques et chimiques , il espère obtenir les mêmes avantages pour la médecine, et devient ainsi le chef de la série /(ilio-mathématique. Il veut soumettre au calcul tous les phénomènes de l'économie vivante. Son traité De motu animal kon , offre, sous ce rapport, deux parties bien distinctes : dans la première , il ne s'occupa que des mouvements musculaires ; et, par ses belles considérations sur les os, qu'il regarde comme des leviers; sur les muscles , qui sont leurs puissances motrices; sur la manière dont les uns et les autres fonctionnent suivant leurs dispositions respectives, il fait de la mécanique animale une science toute nouvelle et qu'il aurait portée bien près de sa perfection, si, par abus de ses principes , il ne s'était égaré dans ses calculs sui la force des différents muscles. Dans la seconde, au contraire, Voulant êgalemenl appliquer ses calculs dynamiques et
GUI PAT1X, BOMEBLt, T.E r.OK , BONNET. &\
ses principes du mouvement à l'action de tous les autres organes , il n'offre plus que des considérations stériles, établies sur une base essentiellement ruineuse. Borelli mourut le 31 décembre 4 679, à l'âge de soixante et onze ans.
SYLVIUSDELE BOÉ-
Né à Hanau, en 1614 , il est reçu docteur à Leyde , et nommé professeur à l'Université de cette ville , en 1658. Faisant peu de cas de la science des livres, il observait avec soin et pratiquait si souvent des autopsies , qu'on peut le regarder comme l'un des créateurs de l'anatomie pathologique, très-négligée de son temps. Il devint chef de secte en fondant la doctrine chimiatrique. Il ne
voit, dans le solide vivant, qu'un appareil distillatoire ; dans les humeurs , que des alcalis , des acides ; dans les altérations de ces humeurs, qu'une âcreté qui devient la cause générale de toutes
les maladies. Il dépasse , dans les aberrations de ses dogmes ,
toute l'extravagance de ceux de Paracelse. Sylvius mourut le 14
novembre 1 672 , à l'âge de cinquante-huit ans.