‹ Nouvelle doctrine médicaleChapitre 56 sur 168 · CULLEN · texte numérisé non relu

CULLEN

Né en 1712, dans le comté de Lanerk , en Ecosse , Cullen étudie à Glascow, voyage dans la marine marchande, exerce à Hamilton; en 1 746, il est nommé professeur de chimie à Edimbourg ; en 1751 , professeur de médecine dans la même Faculté. Il répand beaucoup de clarté dans la science pathologique , combat victorieusement la doctrine de Boerhaave , à laquelle il veut en substituer une autre. Il néglige la fibre simple , ne s'occupe que des nerfs : « Leur bon état constitue la santé; leurs altérations, les maladies; leur paralysie produit la mort. » Il admet « la force nerveuse comme le principe de toutes les actions organiques. » Il témoigne une sorte de mépris pour la médecine grecque ; dissipe les dernières illusions qui environnaient encore la recherche des causes prochaines , et publie un traité de médecine qui devient classique. Cullen mourut à Edimbourg , le 7 février 1790, âgé de soixante-dix-huit ans.

B0RDEU, THÉOPHILE.

Né à Iseste , le 22 février 1 722 , T. Bordeu étudie à Montpellier , est reçu docteur en 1743 , se fixe à Paris en 1752 , s'y fait également admettre au doctorat. Publie sa Théorie du pouls, plus minutieuse et plus inapplicable encore que celle de Galien. Après avoir combattu victorieusement les doctrines ialro-chimiques, et surtout celle de Boerhaave , il expose la sienne , que l'on peut nommer organique. Il insiste sur la nécessité de l'analomie physiologique et pathologique , sur l'importance de ne pas confondre les lois vitales avec celles qui régissent l'économie universelle. II attribue les phénomènes vitaux à la sensibilité particulière a chacun des organes , faisant de ces derniers autant d'êtres distincts, ayant chacun son existence propre, et se réunissant à tous les autres, dans le consensus général, pour l'entretien de l'économie vivante. Il appelle de nouveau l'attention des médecins sur l'importance du centre épigastrique, de l'estomac, comme point de départ d'un grand nombre d'impressions; il fait des

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recherches du plus haut intérêt sur les glandes, sur le tissu cellulaire, sur les maladies chroniques, etc.; dételle sorte qu'on peut lui attribuer une très-belle part du retour de la. médecine dans la bonne voie , et regarder ses travaux comme précurseurs très-utiles de ceux de Bichat et de Broussais. Bordeu mourut à Paris , le 24 novembre 1776 , à l'âge de cinquante-quatre ans.

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