‹ Nouvelle doctrine médicaleChapitre 61 sur 168 · SELLE · texte numérisé non relu

SELLE

V' àStettin, en 1748, Selle étudie à Gcettingue, à Halle; est mu docteur en 1770; il éclaire l'histoire des fièvres dans son Traité de pyrélologie; est nommé professeur à Berlin, fait paraître sa Médecine clinique, dans laquelle on reconnaît l'œuvre d'un excellent praticien. Il veut que l'on puise dans l'expérience tous les principes synthétiques, et regarde la raison humaine comme une faculté qui doit se borner à combiner les idées produites par l'observation. Selle, comblé d'honneurs et de dignités , mourut à Berlin , le 9 novembre 1 800, à l'âge de cinquantedeux ans.

JEKNElt, EDOUARD-

Né le 17 mai 1749, à Barkley, comté de Glocester, E. Jenner éludie à Londres, en 1770, sous le célèbre Jean Hunter; se fait remarquer par une grande sagacité, mais surtout par une persévérance à l'épreuve, dans les travaux d'observation et d'expérience. Le 14 mai 1796, Jenner commence des recherches qui devaient amener sinon la première découverte , du moins la démonstration positive de l'existence du virus vaccin, de la possibilité de l'inoculer des animaux, à l'homme , de celui-ci aux sujets de son espèce ; de remplacer, par celle inoculation préservatrice de la petite vérole, celle de la petite vérole elle-même; par conséquent une opération souvent dangereuse par une opération qui ne le devient presque jamais. D'aprèsles recherches faites sur ce sujet, il paraît démontré que l'existence du virus vaccin, que ses effets sur l'homme étaient connus, depuis longtemps, dansl'Inde, dans le Meeklcmbourg,elmème dans plusieurs parties de l'Angleterre; que Rabaul-Pommicr, ministre protestant à Montpellier, s'entretint £p 17<S1 avec le dm-ieur Pew, médecin anglais , de la possibilité d'inoculer le virus pris au pis des

vaches, et qui semblait préserver de la petite vérole ceux qui présentaient des boutons après l'attouchemenl de ces parties; que le docteur Pew promit d'engager son ami Jenner à faire des expériences régulières sur cet important sujet. Toutefois, ce fut en 1798 seulement que Jenner publia son premier ouvrage sur l'inoculation de la vaccine, qui fut alors pour toujours substituée à celle de la petite vérole ; et qu'il attacha glorieusement son nom à l'une des découvertes les plus importantes pour l'humanité. Comblé, par toute l'Europe , des témoignages d'une estime et d'une gratitude qu'il méritait si bien, Jenner, de retour à Barkley, sa ville natale, y mourut au milieu de ses philanthropiques travaux, le 26 janvier 1823, h l'âge de soixante-quatorze ans.

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