PIERRE CANQVOIN PREVOST DE LA HONNOIG DE DU0I
Il est impossible de mieu\ caractériser l'union parfaite d'une société qu'en la comparant à une ruche dont toutes les abeilles obéissent k une reine seule souveraine,
SOCIETATIS BENE V«IT«. — STAT MVTVIâ VIRIBVS
et de mieux montrer la puissance de l'association qu'en représentant un groupe d'hommes dont leselforlsunisel combinés, soutiennent le monde par la force de leurs hras. Les Romains exprimaient, sur leurs médailles, les vœux qu'ils faisaient, par quelques syllabes suivies de chiffres ; un jeton nous offre un tableau : ^
FLORBAT REX. UVIESCAT PLEDS.
Le roi David chantant sur la harpe au-dessus de laquelle est placée une couronne royale.
Un saint prélat tenant la double croix; derrière lui une église, et devant, deux aninriaux malfaisants quMl met en fuite.
Il est fâcheux que certaines devises, qui semblent belles au premier abord, soient d'une obscurité désespérante.
LAC. SVPERVM. GENVS. ARGVIT.
Il n'est pas moins regrettable que d'autres, qui devaient sans doute être fort claires lorsque l'événement qui les à produites était de notoriété publique, soient devenues fort obscures lorsque cet événement a cessé d'être de l'histoire contemporaine*
QVID NON PRO MVNERE TANTO,
C'est surtout dans les jetons des administrations qu'il faut étudier les rapports du corps de la devise , c'estràdire la %ure; avec l'âme, c'est-à-dire les paroles.