‹ Nouvelle étude de jetonsChapitre 17 sur 68 · MONTMOR · texte numérisé non relu

MONTMOR

Le cadre restreint que nous nous sommes trace ne permet pas de blasonner ces vingt et une armoiries ;

mais comme nous retrouvons celles de la famille Le Gendre, dont nous avons déjà publié un fort beau jeton, nous demanderons la permission de faire une exception en sa faveur.

Le Mercure de France (juin 1733) dit : Il existe au cabinet du roi un jeton frappé aux armes de la famille des Le Gendre , qui sont d'aswr à la face d^ argent , accompagnée de trois têtes de filles échevelées d^or, il est écrit sur ce jeton : pierre le gendre, trésorier

DE FRANCE — DU ROI LOIS DOVSEIESME DE CE NOM. (C^CSt

celui que nous avons publié).

Dans plusieurs cabinets de curieux, on voit un autre jeton frappé aux mêmes armes, sur lequel il est écrit :

PIERRE LE GENDRE, TRÉSORIER DE FRANCE, et aU reverS : JVDIGA ME DEVS ET DISCERNE GAUSAM MEAM. GcS armCS

étaient jadis sculptées sur une porte de la ville de Magny, et à Paris, aux Saints-Innocents, à la chapelle du Saint- Sépulcre, en dehors.

Gilbert-Charles Le Gendre, marquis de Saint-Aubinsur-Loire, ancien maître des requêtes, était fils de Charles Le Gendre, chevalier, seigneur de Saint-Aubin-sur -Loire, conseiller au grand conseil, dont la mort est marquée au Mercure A'^^MvW 1702. Le grand-père de Gilbert-Charles Le Gendre de Saint -Aubin a été Charles Le Gendre, chevalier, Seigneur de Saint-Aubin-sur-Loire , écuyer

ordinaire de Henriette d'Angleterre, première femme de Philippe de France, duc d'Orléans. Son bisaïeul a été Paul Le Gendre , chevalier seigneur de Saint-Aubin-sur-Loire , mattre- d'hôtel de Louis XIH, par brevet signé Louis, et plus bas, de Lhomenie, du 13 février 1634. Son nom, ses qualités et ses armes se voient dans son épitaphe, en réglise de Saint- Pierre, à Moulins.

Paul Le Gendre de Saint-Aubin était frère de Jacques Le Gendre, chevalier, seigneur de Lormoy, conseiller d'Ëtat, par brevet du 15 juin 1626. La réception dudit sieur Le Gendre et sa prestation de serment ès-mains de M. d'Aiigre, chancelier, est du 20 janvier suivant. Jacques Le Gendre de Lormoy, conseiller d'Etat, a laissé Paul Le Gendre, chevalier, seigneur de Lormoy, secrétaire du cabinet de Louis Xill et de Louis XIV et maître des requêtes, mort à 96 ans, en 1713. Le feu roi qui l'avait vu à la cour pendant 70 ans, l'appelait le plus ancien de ses serviteurs. Il a été père de Gaspard Le Gendre , maître des requêtes et intendant des généralités de Montauban, d'Auch et de Tours, qui a eu deux fils : François- Paul Le Gendre, conseiller au parlement, et Léon Le Gendre de Lormoy, mestre de camp du régiment Colonel-général de la cavalerie ou de la Cornette-blanche.

Paul Le Gendre de Lormoy a eu deux frères : Jacques Le Gendre, chanoine de Notre-Dame de Paris et abbé

d'Anzy-le-Duc, décédé en 1705-, et Claude Le Gendre , qui étant cornette dans le Mestre- de-camp-général de la cavalerie, fut pris par les Espagnols en 1656 et mourut à 1 7 ans de ses blessures. Il en est parlé dans les Mémoires de Bussy sur la campagne de 1655, tome H, page 14 (in-4**). Jacques Le Gendre de Lormoy, conseiller d^Etat et Paul Le Gendre de Saint-Aubin, maître d'hôtel du roi, étaient fils de Jean Le Gendre, chevalier, contrôleur-général de la marine, qui fut chargé par Henri IV d'entendre les propositions d'Antoine Perez, ministre disgracié de Philippe II, sur Faugmentation de la marine de France. On trouve plus anciennement Claude Le Gendre, capitaine de 60 hommes d'armes en 1626, Pierre Le Gendre, chanoine de Notre-Dame de Paris, reçu conseiller-clerc au Parlement en 1496, et Pierre Le Gendre, chevalier, seigneur d'Alincourt, trésorier de France et général des finances, qui épousa en premières noces Jeanne Poncher, sœur d'Etienne Poncher, évêque de Paris, puis archevêque de Sens, et en secondes noces Charlotte Briçonnet. La première décéda sans enfants-, la seconde n'eut que deux filles qui moururent le même jour, ainsi que M. de Thou l'a fait remarquer. Par ces deux mariages , Pierre Le Gendre , trésorier de France , fut beau-frère et neveu de deux premiers ministres. La terre de Saiut-Aubin-sur-Loire a été érigée en marquisat

par lettnis du grand swau (avril 1717). i^nregistrées au parlement et à la chambre des comptes de Bout^c^ne.

Le membre de cette famille, dont il s'agit ici, est donc Paul de Lormoy qui fournit une si longue et si bonorable carrière.

HAISTRES. DES. REQVESTES. ORDINAIRES DE L IIOSTEL

DV ROY. DV QVARTIER. DE OCTORRE 1657.

PovLLE. Poucet.

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