IMITATIONS DE MONNAIES
Cette pièce en cuivre el sans légende ne peut ilvc considérée que comme un méreau.
Faute d'indications suffisantes, nous croyons que, v son type, on doit l'attribuer à saint Martin de Tours. Voici un jetoir également très ancien :
CE SOFJT ^ LES GETOERS iji DE LA
lE SVI FAVS ET MAVVES NA
La légende du droit , incomplète , ne nous signale ni la ville ni le bureau, mais les croisettes qui séparent les mots et qui cantonnent l'encadrement , indiquent ta maison de Jérusalem.
La légende du revers, je suis fausse et de mauvaise nature, a évidemment pour but d'empêcher de confondre cette pièce avec une véritable monnaie.
On sait que le privilège donne aux chnnoîncs de Saint- Flour, en 1 375, enjoignait expressément de ne pas imiter les monnaies dans la fabrication des méreaux, et recommandait de leur donner pour signe distinctif un animal. Jusqu'ici nous n'avions rien trouvé qui put nous faire croire que cette injonction eût été mise en pratique. Plus heureux aujourd'hui , nous donnerons une pièce qui , ce nous semble, doit être rapportée aux clauses de ce privilège.
BÉTE SVI : nOVHE : CAVVAGE D Béle suis nommée sauvage.
CROIS DE PAR DEIX ; SVI ; NOVM
En effet , d'un côté est un animal sauvage , espèce de cerf, et de l'autre une crois rayée fleurdelisée avec encadrement quadrilobé, noué par des fleurs de lis avec des tiercefeuilles aux vides.
Nous ne savons ce qu'on entendait au juste par croix de par Dieu; mais dans nos campagnes on donne cette dénomination au premier alphabet que l'on met entre les mains des enfants.