‹ Nouvelle étude de jetonsChapitre 19 sur 68 · JETONS HISTORIQUES · texte numérisé non relu

JETONS HISTORIQUES

Nous avons la conviction intime que' lorsqu'on sera parvenu à former la collection complète des jetons , il sera facile d'écrire l'histoire de France pendant plusieurs siècles , non-seulement pour les faits généraux , mais encore dans ses moindres détails. Les figures et les armoiries des personnages qui ont joué un rôle quelconque , les devises, emblèmes et symboles révéleraient sans doute des faits peu connus ou même oubliés , et serviraient d'illustrations plus intéressantes et plus instructives que celles puisées pour l'ordinaire dans l'imagination ou le caprice des historiens et des dessinateurs. Avec le peu de matériaux que nous avons sous la main , nous n'entreprendrons pas une tâche aussi

longue, nous ne ferons que citer quelques exemples

propresàétayer noire opinion. Nous ne les puiserons pas

dans uneépoquedifficile, laissantes soin à de plus habiles.

1° SOLVU DEVH ADORABIS ET ILLI.

Ecu ovale de France surmonté de la couronne royale. Nous avons compare ce jeton à d'autres types connus, et nous pensons être autorisé à l'attribuer à la ville de Dijon.

Un premier revers porte quatre dauphins et quatre fleurs de lys disposés en croix, plus une croisette en cœur avec cette devise : soli deo honor et gloria. 1553.

Un second revers offre la lettre H couronnée, que supportent deux dauphins appuyés eux-mêmes sur une base où est inscrite la date de 15&4. Deux vouivres de Milan accompagnent l'initiale de Henri. Il faut sans

doute voir dans cette addition d'armoiries étrangères, le souvenir du mariage du roi avec Catherine de Hédicis, qui avait eu [ieu en 1533.

La légende : ihitivh. sapieutie. timor. domini, présente un caractère religieux ainsi que celle d'un troisième revers — no>.nobis. dne. sed. nohini.tto. da. gloriah, entourant un trophée d'armes propres aux troupesde terre et de mer, sans oublier l'arc et le carquois que Henri II prodigua partout en honneur de Diane de Poitiers.

Le croissant fut encore plus multiplié, le voici soutenant la fleur de lis. C'est it ne pas y croire, surtout si on le rapporte au mot alliance de la devise : vive. FRANCE. ET. SON. ALLIENCB.

Quant au revers, il est beaucoup plus innocent. Le chiffre mercantile que l'on y voit donne à penser qu'il appartient à quelque marchand qui , tout en faisant un trafic quelconque avec la cour, attend l'heure du repos^ ce qui pourrait être exprime par ces mots : en. se.

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