AVANT -PROPOS
L'ÉPOQUE n'est pas bien éloignée où nous livrions aux antiquaires, sous le titre de fragments d'histoire MÉTALLIQUE , Une série de jetons dont on ne comprenait pas l'intérêt historique, dont les amateurs ne soupçonnaient peut-être même pas l'existence.
Cet ouvrage, tout imparfait qu'il est, reçut cependant l'approbation de l'Académie des Inscriptions et Belles- Lettres.
Un témoignage aussi flatteur, venant de la source la plus haute, contribua certainement plus que le mérite de nos descriptions à mettre en vogue une nouvelle branche de numismatique. La bienveillance avec laquelle plusieurs critiques ont rendu compte de nos travaux , prouve, ^vant tout, qu'ils ont apprécié nos intentions.
Nous aurions beaucoup à dire pour rectifier les erreurs de nos premières études -, les unes sont palpables , et par conséquent sans danger^ d'autres pourront ôtre reconnues avec un peu d'attention , mais nous ne pouvons nous empêcher de dire .
1** Que les pièces bractéates que nous avons attribuées à Crisenon, avec une apparence très vraisemblable, ne sont autre chose que des paillofes (pallofas) du chapitre de Saint-Jean de Perpignan.
Voici trois autres petites bractéates que Ton nous a assuré appartenir au Roussillon :
2" Qu'une petite pièce très épaisse, sans légende, offrant une tête d'animal entre quatre fleurs de lis, — les lettres m et c séparées par une quintefeuille, au-dessus trois larmes, au-dessous une étoile entre deux tours, ' — doit être considérée comme appartenant à la ville de Tours et n'est autre chose qu'un méreau d'ouvriers employés à des travaux publics. D'autres variétés dues au maire Morin, conseiller du roi pour l'année 1631 , portent ses armoiries ( trois têtes de Maures) et au bas deux tours.
3° lia mauvaise conservation d'une pièce, portant d'un
côté l'aigle double et de l'autre le chift're IV, nous Ta fait considérer dubitativement comme un méreau de €ray ^ mais, d'après Tribou, ce serait une monnaie des prévôt et échevins de la ville de Cambrai -, nous nous sommes du reste assuré qu'il fallait dire : deniers