ORDRES DE CHEVALERIE
Louis XIV institua l'ordre rojal et militaire deSt-Louis pour récompenser les officiers de ses troupes et leur donner une marque de distinction particulière.
CUNSILIO VIRTUS
T, DE ST-L01I3. IfiM.
Saint Louis couvert de la cuirasse et du manteau royal, tenant d'une main le spectre et de l'autre une couronne d'épines avec les clous de la passion.
Comme, pour être chevalier de St-Louis, il fallait Taire profession de la religion catholique, apostolique et romaine, Louis XV créa Voràte Au mérite militaire (l7 59), en faveur des officiers de ses troupes nés en pays où la religion protestante est établie.
Napoléon voulut un ordre particulier et unique, au lieu de la croix à quatre branches et huit pointes, il prit l'étoile à cinq branches et dix pointes
Son intention était de confondre dans une même confraternité de chevalerie tous les genres de mérite, il prit pour devise honneur et patrie.
FRIM. AN. Xllt.
Certainpment l'homme de guerre par excellence se montra habile politique en mettant sur la même ligne le courage militaire et le courage civil, en accordant la même récompense aux actions d'éclat et aux paisibles mais non moins utiles services; cependant il se plaçait lui et ses successeurs au pouvoir dans une position délicate et embarrassante. Dans un état qui entretient une armée formidable et un nombre immense d'employés, il fallait ou se montrer ingrat en ne récompensant pas tous les dignes et fidèles serviteurs, ou accorder sur une trop vaste échelle un titre honorifique, qui, dès lors, perdait de sa valeur et de son prestige.
Si l'on veut remonter au XV' siècle, on verra que l'ordre delà Toison-d'Or, si restreint et par là même si envié, amena presque aussitôt la chevalerie de St-Geoi^e. Noussommes donc conduit à regretter que, tout en maintenant k la Légion-d 'Honneur son véritable caractère, on n'ait pas conservé quelques-uns des anciens ordres, qui eussent permis au pouvoir d'être généreux sans paraître prodigue.
ENSEIGNt: tiF£ CENT SUISSES.
On n'a pas oublié les services rendus par les troupes auxiliaires suisses. Si elles ont acquis à jamais le respect des honnêtes gens, elles devinrent successivement dans divers Etats de l'Europe un objet de haine pour les anarchistes. Aujourd'hui qu'elles ont à peu près disparu du monde, il est à propos de leur consacrer un souvenir de considération et de reconnaissance.