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Besson portait d'argent, k la bande d'azur chargée de fleurs de lis d'or, et accostée de deux lions de gueules. Un autre revers présente une lampe avec cette devise ; EN SERVANT LES AVTRES JE ME CONSVMME. 1673.
Autour du drapeau dont la description va venir, on voit la légende de la compagnie en latin, puis la traduction française. Nous remarquerons seulement que les armes de France manquent sur la riois faute de place.
Le mercredi après Pâques, 13 avril 1453, Charles Vlî conclut un traité d^alliançe et amitié perpétuelle avec les anciens cantons suisses. LouisXI renouvela cette alliance, fit de nouveaux traités , et par lettres datées de Plessisles-Tours, septembre 1481, il accorda des privilèges considérables et de grandes exemptions à tous ceux de la nation helvétique qui s'établiraient en France. Il en fixa cent près de sa personne, et Charles VIII nomma Cardes extraordinaires de son corps ces cent Suisses qui avaient servi près de son père , et , par lettres du 27 février 1496, il leur donna un capitaine français pour la transmission de ses ordres.
Le drapeau de la compagnie était déposé chez le capitaine. Il resta le même depuis Henri II jusqu'à Louis XIV, qui le fit faire tel qu'il est représenté ici. D'azur, à la croix blanche chargée en cœur des armes du roi et portant cette devise : ea est fidugia gentis. —
TELLE EST LA FIDÉLITÉ DE LA NATION ", écartelé au 1**" et
au 4® d'une L couronnée d'or avec le sceptre et la main de justice passés en sautoir, noués d'un ruban roùge; au 3® et 4% d'une mer d'argent flottant contre un rocher d'or qui est battu de quatre vents.
Ce drapeau sortait aux grandes cérémonies, particulièrement au sacre et au mariage des rois.