‹ Nouvelle étude de jetonsChapitre 43 sur 68 · ORLÉANS · texte numérisé non relu

ORLÉANS

CiviTAS. ADRELiANENSis. PB 1608. — Armoiri.

Orléans porte de gueules, à trois cercles d'or se touchant, posés 1 et 2, au chef de France.

Nous avons dit ailleurs et nous ne saurions trop le répéter ici, que Ton a tort d'altérer les armoiries. Considérées comme signes, elles sont une sorte de cachet qui équivaut à une signature; considérées comme hiéroglyphes, elles doivent demeurer intactes afin d'aider à retrouver le secret qu'elles renferment. Si nous nous permettons une courte réflexion à propos des armoiries d'Orléans, c'est que nous les avons vues défigurées successivement plus que celles d'aucune autre ville. Après avoir offert trois cercles rapprochés les uns des autres, elles devinrent des trèfles auxquels on ne craignit pas même d'ajouter des feuilles; enfin, on n'a plus eu sous les yeux que trois lobes aigus partant d'un même centre. Cependant, si l'on eût conservé la forme des trois cercles primitifs , on aurait pu rapprocher ce signe héraldique de celui des villes de Chalon et de Mâcon, et se demander si l'identité d'armoiries entre les villes les plus aflfectionnées par le roi de Bourgogne Contran, n'invitait pas à chercher quelque signification symbolique indiquant l'union du royaume d'Orléans avec les deux grandes fractions du royaume de Bourgogne, qui devinrent, à l'époque du démembrement de l'empire Carlovingien , les royaumes de Bour-gogne-

cisjuraneel de Bourgogne transjuTBne, ou bii'n encore toute autre combinaison politique analt^ue. L'importance donnée, à Autun, à une combinaison semblable, de trois serpents disposés en cercles et à laquelle on attribue une origine religieuse, serait peut-être un nouveau jalon dans les recherches à faire.

La ville d'Orléans peut fournir une longue série de jetons, on y voit l'aspect de la ville , Mercure tendant la main à la Loire , des cornes d'abondance ou des épis et des raisins, le Christ en croix ou descendu de la croix, accompagné de chevaliers armés et en prières, avec cette devise : k dohiho factvh est istvo.

DVCALIS. ARVERNORVH. CIVITAS — 1607 — RIOH (Armoiries).

Il y avait autrefois dans cette ville une chambre des monnaies.

M' DE COMBE ESR L' CÉWÉRAL PRÉVOST DE LA MOHMOTE. Armoiries. — Un vol, au chef chargé de trois étoiles.

CIVITAS. BOTHOMAGENSIS 1584.

De gueules , k un agneau d'ai^ent porlant bannière , au cher de France.

Ce type de la ville de Rouen offre des revers qui rappellent les médailles antiques.

COFJCORDIA MILITVH.

Deux guerriers soutenant la victoire au-dessus d'un lis.

EX VIGILANTIA VBERTAS 1584.

Deux coqs vigilants perchés sur une corne d'abondance.

La série de Rouen, non nnoins nombreuse que celle d'Orléans, offre aussi une légende pieuse : placvit devm OBEDiENTiA , entourant la représentation du sacrifice d'Abraham. Comme elle aussi, elle présente des emblèmes d'abondance et de commerce, l'ancre et le caducée en sautoir. Puis, faisant lapart de la mythol(^ie, nous trouvons Jupiter foudroyant les Titans : ïnvs fvlmimat OMNES. 1692 ; et au revers cette devise qui s'applique à l'agneau des armoiries : pax avrea vellera reddet.

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