MÉREAUX INCERTAINS
]teauraii[Kleniéreaux, et desplus anciens, sont muets.
Glotte crucifère. -^ Au revers, le vHn d'élection.
On voit qu'aucun indice ne vient ici mettre sur la voie d'une attribution. Dans l'exemple suivant, le râteau semble indiquer Rhétel, et cette hypothèse est appuyée
par le revers, parti de Champagne et de Navarre.
Faute de légende, il ne faut pas trop se hâter d'attribuer un méreau à une église -, le suivant, par exemple , appartient, selon toute probabilité, aux chasses royales.
— ISS — Des initiales sonl souvent trop vagues pour hasarder
La représentation d'un saint ou d'un martyr, sans légende ou sans initiales indiquant son nom, est un eau très embarrassant, et les mots de la légende, encore plus que le personnage, peuvent autoriser la classification de ces pièces dans une série de méreaux ecclésiastiques.
Quand le patron est déterminé, l'incertitude, quoique moins grande, existe toujours, car beaucoup d'églises , de chapitres ou de collégiales sont sous l"invocalion du même sainl.
Il y a bien danii le type ci-upi-ès quelque chose qui rappelle Bourges, mais Tindicalion n'est pas suffisante. Dans le cas de probabilité, les lettres à v indiqueraient sinipleoient ave.
HONETÀ AHHlVERSARtOHVM. — HEQVIESCANT IM PÀCB. XII. Donnerons - nous à Saint-Btienne de Dijon ce beau niéreau ?
VIDEO. CCELOS. APERTOS, — Sainl Etienne , à genoux , contemplant les cieux ouverts.
A. DOMINO. FACTVM. EST. ISTVD. 1558. — ■ Palmc
entourée de cailloux.
Saint Etienne, un des soixante-douze disciples du
Sauveur, élu diacre pour la distribution des aum6nes ,
fit nombre de miracles qui remplirent de fureur les Juifs.
Ceux-ci subornèrent de faux témoins pour l'accuser de
tilasphêine contre Moise et contre Dieu niéaie. Traduit devant le sanhédrin, legrand-prétre Caïpbe lui dit de se défendre, ce qu'il fit en homme rempli du Saint- Esprit. Des grincements de dents furent la seule réponse des luifs, et leur haine oe connut plus de bornes lorsque le saint Diacre s'écria : Je voù les deux ouverts et UfiU de l'homme debout à la droite de Dieu. Ils se jetèrent sur lui et l'entraînèrent hors de la ville pour le lapider. Il n'y avait, lors du supplice du bienheureux diacre Etienne, pas encore un an que Jésus-Christ avait été crucifié.
La légende du droit ne permet aucun doute sur le nom du personnage agenouillé, et les emblèmes du revers indiquent clairement le genre de supplice immortalisé par la palme du martyre.
Le méine saint, dans la variété ci-dessous, est assez indiqué par les initiales s-E et la couronne qu'il tient, la couronne étant l'emblème parlant d'Etienne.
Revers. — 3 — 1637.
Mf.HEAUX CERTAINS.
C'est pour nous un véritable r^ret de n'uvoir pu nous procurer en nature les méreaux de Bayeux , de Besançon, de Boul(^ne, de Cambray, de Langres, de Romans, etc., que donne Duby, car les dessins compassés de cet auteur ne sont pas des portraits tels que nous les désirons. Nous sommes obligé d'en obliger bien d'autres, mais on peut affirmer que depuis qu'on s'occupe de cette branche importante de la numismatique, plus de deux cents pièces capitulaires sont par~ faitement déterminées. Avec un peu de persévérance on arrivera k une collection, sinon complète, du moins très nombreuse.
Voici la part que nous apportons à ce travail inté-
ECCLESIE ATREBATEN.
Dans le champ le monc^ramme de capitvlvh.
Le chiffre III et trois rats dans la bordure. 11 est de règle que, dans les méreaux do cette ville, le nombre dp
rais soit égal au nombre d'unités placées dans le champ.
On remarquera de plus que le rat est le rébus à'Arras.
AtlTUN.
Lés méreaux de la cathédrale d'Auiun sont tous sans légende; ils offrent une grande variété dt; coins. Leur type est saint Lazare sortant du tombeau et la croix ancrée.
Souvent les divers exemplaires portent des dates, et le moins commun est celui-ci sur lequel on remarque en outre des initiales :
Bras liMiant une crosse accostée d'une rosace.
Tour à trois étages.
Salve : sahcta ; crïv ; — Croix à branches ^»les.
CAPITVLV : eCCLESIE : AVENION
Croissant soutenant le buste de la Viei^e qui tient l'enfitnl Jésus.