BOURG
CAPiTVLVâ BVRti — 16'16 (ploinb).
Saint Pierre tenant un livre de la main droite et les clefs du paradis dans la main gauche.
Au revers, la Viei^e, tenant l'enfant Jésus, est entourée d'un cercle de flammes et s'élève sur un croissant. BOURGES.
Les méreaux de Boui^es offrent plus snuventqu'aucunc autre série l'encadrement niullilobé et trèfle. Trois t^lises de celle ville fournissent de nombreuses variétés dont voici des spécim
Longut' (
IJrsin.
L double, accostée des initiales <'•' s^int
ECCLGSIA PATHiARCALIS SANCTI STËPBANI BITVRIS.
Saint Etienne, debout, portant sur la main gauche la cathédrale qu'il soutient avec la droite.
Dans le champ du revers, le chiffre XX séparé par un point et accompagné de deux fleurs de lis.
Busle de saint Etienne accosté de deux fleurs de lis^ et au-dessous V. B. (urbs Bituris).
Mémo buste nimbé, enlouré de six fleurs de lis, et au-dessous BIT.
Bevers : le chiffre llll avec un point au milieu.
CAPELLA. STI. SALVaTORIS — PALaCII BITVRIS.
Trois Heurs àc lis. — \.i: chiffre VI.
■^magnifique Sainte-Chapelle du palais de fktui^es n'existe plus.
On peut encore attribuer à la même ville ce niéreau qui ne porte pas d'indication d'<^lise. mais seulement une légende pieuse.
ACKVS ; DEI ; OVl TOLt — CATA : MVNDI : MIS.
Agneau à la bannière contourné.
V couronné, avec les letires S-B pour civitas Bilutis.
CLEBMONT.
SAINT ^ GENES — SAINT "ï" GENES. 16
Saint f.enès tenant la triple croix. — Eglise. lîne variété d'un plus grand module est de forme hexagone.
HERBLLVS CAPELLE. DVCVH. BVRGVNDIE. DIVIONE.
D'un cAté, la représentation de la Sainte-Chapelle de Dijon, et de l'autre le chiffre II entouré et séparé par des étoiles.
IVSTVS. VT. PALHA FLOREBIT. 1579.
Personnage en pied, couronné, couvert d'un manteau royal fleurdelisé et tenant l'épëe haute de la main droite, tandis qu'il étend la gauche et tourne la léte de ce cfllé.
INSIGNIA. SACRI. SACELLI. REGII. DIVIONEM, Ecusson de la Sainte-Chapelle de Dijon, entouré de deux branches liées en couronne et portant en leur milieu , d'un côté une burette et de l'autre une main.
Variété avant le même revers et dans laquelle le personnage est saint Jfaii-Bapliste tenant un calice. noi'Aï.
S*HCTE. AMATE. OBA PRO HOBIS.
liuste milré rie saint Amé. Nous ne savons si le revers indique que cette pièce était ordinairement distribuée aux chanoines ou si elle servait aux distributions que ceux-ci en faisaient journellement comme bons des numdnes du chapitre.
DISTHIB. ORDINA. CANO. 1569.
Armoiries du chapitre de Saint-.Amé.
Le méreau suivant ne présente pas la même difticulU', et le dernier des vieux chanoines de Douai dit : les chanoines de la collé{;iale de Sainl-Amé peuvent t^lre divisés en deux classes : les uns étaient Iténéficiers
presque à titre gratuit, d'autres qu'on nommait bénéflciers vicariaux , devaient assister régulièrement aux oHices , et leur présence était coDStatée par des jetons.
VICARUTVS 1^ AHAtI bTACEDSIS
Croix cantonnée de quatre fleurs de lis et au revers le chifi're llll entouré de trois fleurs de lis et trois étoiles.
La dernière pièce est bractéate. Dans le champ on voit un grand D avec une étoile au milieu et une fleur de lis à gauche. La légende sanct' * ahatvs est divisée par une étoile , et la lettre P, indice peut-être de l'office de Prime.
On attribue généralement à la collégiale de St-Pierre de Douai des méreaux moins anciens portant deux clefo en sautoir, et au revers, tantJit une croix cantonnée des lettres C. P. S. P, capituluh sancti pétri, ou un Corné, ou bien deux C liés par un cordon dispt^en croix, etc.
ISSOl'Ul'N .
MONETA S\MTI — CIRICI EXOLDVNI
Michel de Cotignon va nous expliquer le sujet représenté dans ces deux pièces, dont le revers ne varie que par le chiffre du champ : « Charles le Chauve, dormant et pensant estre à la chasse tout seul dans les bois, il lui sembla voir un grand sanglier furieux et fort escbauffé , venant droit àluy pour l'otfenser, dont ayant grand peur et s'estant mis k prier Dieu, s'apparut à luy un enfant nud qui lui dit que s'il luy vouloit donner un voile pour se couvrir, il le délivreroit du mal et de la mort que cette féroce beste alloit luy pointer. Ce que luy ayant promis, iceluy enfunt prit ledit sanglier, monta dessus, luy mena et luy fit tuer de son espée. «
Cet enfant était saint Cyr mous le voyons seul, tenant le sanglier par les oreilles, puis, dans la même position, devant Charles le Chauve qui se dispose à tuer l'animal fitrouche qui lui avait fait si peur.
SANCTUS HAHHËS — CaPITULUM LIMGONEM
Saint Mammès debout, couronné. De la main droite il tient un sceptre et de la gauche il soutient ses entrailles sortant de son ventre qui avait été ouvert à coups de fourche. A ses pieds est un lion accroupi.
Revers , une croix à branches égales.
LE MAHS.
Kvéque, probablement saint Julien, debout, mitre, nimbé, tténissant et tenant la crosse.
Revers, trois clefs posées en pal 2 et 1 , le pêne tourné à droite, alternées de fleurs de lis.
Monogramme de Jésus et de Marie, patrons de le cathédrale.
Personnage en pied tenant un livre ouvert dans la main gauche et une palme ou une plume dans la droite.
Héreaude plomb comme te précédent, appartenant h la confrérie du bas-chœur de la cathédrale , dite de Saint-Michel. Son dessin barbare, quoique ne remontant qu'à la fin du XVI' siècle , offre d'un côté la Viei^e , patronne de Saint-Julien du Mans, et de l'autre l'archange terrassant le dragon.
HGAUX.
Buste couronné et nimbé de la Vierge tenant l'enfent Jésus.
s, STEPBAWV8. HEtDENSis. — Dans le champ, ave.
Saint Etienne est le patron de l'église de Heaux, dans laquelle la Viei^e a toujours été en grande vénération.
8, 8TEPHANVS. MELDEN. — ( plonlb. ) Globe crucifère encadré d'ornements.
Il y a encore d'autres variétés très différentes. Un grand H dans le champ en est le type principal.
CAPELLA REGALis. — Croix portant des clous et la couronne d'épines accostée du chiffre. VI. — 1570. PALACii PARisiENSis. — VI, Une couronne au-dessus et une Heur de lis au-dessous.
Pour l'ordinaire, les ducs et les comtes avaient à portée de leurs châteaux ou palais, une chapelle qui recevait
la qualification de êainte. Au palais de la Cité, les ducs de France, les comtes de Paris et les rois eurent la chapelle de Saint-Barthélémy.
L^empereur Baudoin ayant vendu à saint Louis la couronne d^épines qui avait, dit-on, servi à la passion de N. S. J. C, le pieux monarque résolut de lui élever un temple digne de recevoir toutes les richesses qu'il avait rapportées d'Orient. Il ordonna donc la construction de cette somptueuse Sainte-Chapelle que l'on vient de restaurer comme type de la merveilleuse architecture du XlIP siècle.
Les méreaux étaient en usage à la Sainte-Chapelle dès le règne de Charles Vï. On en connaît deux variétés , en outre de la petite pièce suivante que nous considérons plutôt comme une médaille de dévotion.
OCRVX. AVE. SPES. VNiCA — Croix haussée et fleurdelisée.