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BONE. JESV. 1700. — Couronne d'épines

encadrant un clou.

Ce sont ces reliques, ou une partie de celles rapportées

par saint Louis, que l'on vénère à Notre -Dame de Paris.

Variété. — S. E. D, G. 1629 XII. — Etoiles en accompagnement.

SAINT EU&TACHG.

A la vue de ce personnage à genoux devant un cerf, on croirait reconnaître saint Hubert, mais les initiales (lu revers indiquent qu'il s'agit ici de saint Eustache.

Le plan que nous avons adopté ne permet pas de

donner en détail une légende curieuse-, aussi nous bornerons-nous aux passages propres à expliquer seulement les sujets de nos méreaux.

Sous Trajan, vivait Placide, homme de guerre d'un grand renom, la terreur de ses ennemis, et doué des vertus les plus recommandables. Un jour, suivi de sa troupe, il se rendit à la chasse et bientôt il vit un nombre considérable de cerfs, dont un surtout fixa son attention par une taille extraordinaire. II s'acharna à sa poursuite, et, après une longue course, il se trouva seul au haut d'une montagne en face de la proie qu'il convoitait. La providence l'avait voulu ainsi, et selon ses desseins, c'est le chasseur qui fut pris. Longtemps Placide contempla le cerf, entre les cornes duquel étincelait une croix avec l'image radieuse du Sauveur ^ mais combien redoubla son étonnement quand il entendit une voix

qui lui dit ;

« Placide! pourquoi me suis-tu? C'est pour te sauver que je t'apparais au front de cet animal. Je suis le Christ dont tu observes les préceptes sans le savoir ; les aumônes que tu prodigues aux pauvres sont montées jusqu'à moi, et si je t'ai mis à ma poursuite, c'était pour te prendre dans les filets de ma miséricorde. Il n'est pas juste que celui qui m'est cher par ses bonnes œuvres, serve plus longtemps le démon. »

A ces mots, le guerrier s'élance de son cheval, se prosterne et s'écrie : « Je crois. Seigneur, parce que tu as fait tout ce qui est, parce que tu convertis les hérétiques et ressuscites les morts. »

La famille de Placide abjura les faux dieux, et il reçut dans les eaux du baptême le nom à^Eustache,

Le nouveau converti fut soumis à mille épreuves et à mille revers. Sur ces entrefaites, l'empereur célébra sa victoire sur les Perses, la place d'Eustache était marquée dans ces fétes^ mais ne voulant pas y paraître, il s'enfuit avec sa famille vers l'Egypte. Après avoir atteint la mer, ils s'embarquèrent sur un navire dont le commandant s'éprit aussitôt des charmes de la femme du fugitif, et la retint comme prix de la traversée qu'ils ne pouvaient payer. Force fut donc à Eustache de s'échapper de nouveau, en entraînant ses deux fils. Accablé de douleur, il arriva au bord d'un fleuve dont les eaux étaient trop profondes pour y engager les enfants. Il en prit un sur ses épaules, le déposa sur la rive opposée, et retourna chercher l'autre ; mais à peine était-il au milieu du fleuve, qu'il vit un lion emporter le premier au fond des forêts j puis, détournant ses regards , Il vit un loup ravir le second. Alors il se mit à lever les bras , à crier et à se désoler. C'est cette scène de désespoir qui est représentée à la page suivante.

Aux revers, le cornei d*> chasse et des chiffres. Il est inutile d'ajouter que nous attribuons fi la lettre M de l'un d'eux, la signification de matines.

Une troisième pièce porte messes de I'evvre, entre filels accoinpiigncs de deux cerfs lancés.

GEBVAis entre filels, ainsi que la valeur XII. 0. 1650.

Due variété plus petite est de II Deniers Parisis.

Saint Jacques tenant d'une main un vase, et de l'autre s'appuyant sur un bourdon auquel pend une gourde.

CHANOïNES — 1647. Deux, bStons de pèlerin en sautoir, cantonnés de trois coquilles et d'une aumdnière.

S. I. initiales de saint Jacques, enlacées et soutenues par deux branches passées en sautoir, — 1640.

Saint Jean — bn i grève a. paris, La sainte Trinité symbolisée par le Père éternel soutenant les deux bras de la croix où Jésus est fixé et sur laquelle s'éploie le Saint-Esprit.

i.F. RAINCT ESi'RiT , nimbé, descend sur \a léte d'un

personnage à genoux, probablement saint Jean, au milieu d'une foule en prières.

Saint- Martin-des-Champs selon les uns, des Champeaux selon les autres.

DE CAHPELLIS. 1588.

baini Martin, à cheval, coupant son manteau pour le partager avec un pauvre.

DISTKIBVTIO. PRO. BENEFICIATIS.

1,1 entre filets, accompagnés de quintefeuilles.

Saint Metri, ou Médaric, compagnon de Frodulfus.

MEDERic ABBAS, personnage debout, nimbé, crosse et tenant un livre ouvert.

SIMBOL PRiGSE PARR. &. MEDERICl. PARISS, 1579

On remarquera cette nouvelle dénomination des méeaux de la paroisse de St-Herri, sihbolcmprasentium.

SANCTE NlC0L.e — 1635, probablement Saint-Nicolasdes- Champs.

HVMAH^, VIT*;. CO>DITIO.

Vaisseau, emblème de la vie, sur unemer tanUVt calme, tantôt agitée. C à droite du mât. — Chef de France.

Deux pièces de l'église sainte Opportune nous ont conservé le souvenir d'une confrérie et d'iine fondation particulière.

lE. 8V18 A LOEIVVHE SAINCTE OPPORTVNE 1621 Revers sans légende, — fleur de lis couronnée.

POVR. LA. FONDATION. — DE M" lEHAN. BARIOT.

I^ patronne, sufiisamincnt indiquée par ses initiales S. 0., est représentée tenant un livre et s'appuyant sur une crosse. La valeur de ce méreau est 11 Deniers tournois. — 1567.

POVR. LA. CONCEPTION. NRE. DAME. PREMIERE. iQt

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