IV. j
les nations, et que sa gloire est au-dessus des deux (i). Le nom de Dieu est si redoutable que les anciens Hébreux n'osaient le prononcer. Dans les premiers temps, le Seigneur n'avait pas voulu le faire connaître aux patriarches [% qu'il avait cependant comblés de faveurs; aussi étaient-ils obligés d'employer une circonlocution pour l'exprimer. Plus tard quand il l'eut révélé à Moïse, il statua que le grand prêtre seul aurait le droit de le prononcer, et encore rien qu'une fois par an, dans une circonstance solennelle et au milieu du plus grand appareil. Tant le Seigneur est jaloux de la gloire et de la majesté de son
nom! .. ...
Quant à nous chrétiens , le Seigneur nous a dévoilé non-seulement son nom, mais encore ses plus belles, ses plus magnifiques prérogatives. S'il a usé de plus de condescendance à notre égard, est-ce une raison pour nous de le moins honorer, de le moins respecter ? Ne devonsnous pas, au contraire, lui en témoigner plus d'amour, et l'en remercier dans toute l'effusion de notre cœur ! Nous pouvons donc prononcer le nom de Dieu, puisqu'il a bien voulu nous le permettre ; nous devons même le prononcer, afin de rendre au Seigneur nos hommages. Mais prononçons-le avec les mêmes sentiments que les anges et les saints qui, prosternés devant le trône du Très-Haut, lisent sans cesse avec un religieux tremblement: « Saint, Saint, Saint est le Seigneur Dieu des armées. » Prononçons-le avec les mêmes sentiments que le Prophète royal qui, en mille endroits de ses psaumes, emploie toutes les formes du langage pour le bénir et le louer, g Célébrez avec moi la magnificence du Seigneur, s'écrie-t-il avec un pieux transport, et joignons-nous ensemble pour glorifier son saint nom... Que le nom glorieux de sa Majesté soit bénidaas m Sit nomen Domini benedictum ex hoc nunc ei usquè in ssecu-
(8». A solis ortu usquè ad occasum laudabile nomen Domini.
Vsal cxii,2, 3.
(2) Et nomen meum Adonaï non indicavi eis. txoa.t vi, à.