JÉSUS-CHRIST FILS DE DIEU
cation, leur plus ardent désir, comme leur plus grande joie était de faire connaître et adorer Jésus ; et, afin que les chrétiens ne perdissent point de vue ce divin Sauveur, et que ses mystères demeurassent à jamais gravés dans la mémoire comme dans le cœur de tous les hommes, ils ont consacré è\\ articles sur douze, c'est-à-dire la plus grande partie du symbole, à nous instruire de ce que Jésus-Christ a fait pour nous.
Mais nous devons surtout connaître Jésus-Christ, afin de rimiter, car il est venu pour nous servû* de modèle. OIi ! si les chrétiens s'appliquaient à lui ressembler, s'ils se pénétraient bien de son esprit et de ses maximes, quelle pureté, quelle innocence, quelle sainteté, quelles admirables vertus nous verrions bientôt resplendir sur la terre ! La vie de Jésus- Christ, voilà le grand livTe des chrétiens, le grand li\Te où se retrouve toute science, toute sagesse, tout ce qui peut faire le bonheur de l'homme. Écoutons donc, avec une sainte avidité et un humble respect, les étonnantes merveilles que la foi va nous apprendre' sur notre adorable Rédempteur.
D. Qu'est-ce que Jésus-Christ.
R. Jésus-Christ ert la seconde personne de la Sainte-Trinité, le Fils de Dieu fait homme.
Oh ! c'est bien ici que se montrent la grâce, la bonté, l'ineff'able charité de Notre-Seigneur Jésus-Clirist. Nous étions perdus par le péché de notre premier père, et Dieu, justement irrité, nous repoussait loin de sa face. Mais le Fils de Dieu, égal à son Père, la figure de sa substance et la splendeur de sa gloire, a daigné intercéder pour nous, et s'interposant entre nos crimes et la justice divine, il a dit à son Père : a Je le sais, il faut une victime; mais vous ne a voulez pas le sang des boucs ni des génisses, les obla- « tions et les holocaustes ne sont d'aucun prix à vos yeux. « Eh bien ! me voici (i).» Je me dévoue à tous les coups
(1) Hostiam et oblalionem nolaisti; tune dixi : Ecce venio, F«6.,
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de la vengeance céleste. Et le Fils de Dieu, sortant des splendeurs éternelles^ est descendu du ciel pour nous et pour notre salut^ et il s'est fait homme.
Jésus-Christ est le fils de Dieu. Certains hérétiques l'ont nié; mais qu'importent leurs blasphèmes? « La foi chrétienne, dit saint Jean, consiste à croire que Jésus-Christ est le Fils de Dieu (1), et tout l'Évangile est écrit afin que nous croyions que Jésus-Clirist est le Fils de Dieu, et qu'en le croyant, nous ayons la vie en son nom (2). »
Cette vérité, qui est le glorieux fondement de notre religion, le prophète l'avait annoncée aux anciens Juifs, lorsque, dans ses sublimes inspirations, leur dévoilant les merveilles du Messie, il le montrait assis à la droite de son Père, qui l'établit roi sur la sainte montagne de Sion et lui dit : «Oui, vous êtes mon fils, je vous ai engendré de mon sein, avant l'aurore (3). » Aussi David le reconnaît-il hautement comme son Seigneur et son maître, quoiqu'il dût être un jour du nombre de ses descendants (4).
Mais les ombres de l'ancienne loi, les saintes et mystérieuses obscurités des Prophètes, s'effacent entièrement devant les éblouissantes clartés de l'Évangile; et la divine filiation de Josus-Christ, quoique cachée sous les voiles de l'humanité, pcrrce de toutes parts.
D'abord, entendez le messager céleste qui annonce à Marie sa glorieuse destinée, a Le Saint qui naîtra de vous, lui dit-il, sera appelé et sera efiectivcment le Fils de Dieu (5). a Voyez ensuite, au baptême de Jésus-Christ, les cieux qui s'ou\Tent sur sa tête, voyez la lumière qui r<?nvironne au jour de sa transfiguration; et, sur les bords du Jourdain
(1) Quis est qui vincit mundum, nUi qui crédit quoniam Jésus est Fiiius Dei. I. Joan., v, 6.
(2) Haec aulem scripta sunt ut credatis quia Jésus est Christus Filius Dei, et utcredeutes vilam habeatis in nomineejus. Joan., xx, 31.
(3) Filius meus es tu ; ego hodié genui te. Psal., n, 7. — Ex utero anle luciferum genui te. Psal., cix, 4.
(4) Dixil Dominus Domino meo. Psal., eu, 1.
(6) Quod nascelur ex le sanctum, vocabitur Filius Dei. Luc, i, 3S.