‹ Nouvelle explication du Catéchisme de Rodez (volume 4)Chapitre 49 sur 66 · QUATRIEME ARTICLE DU SYMBOLE · texte numérisé non relu

QUATRIEME ARTICLE DU SYMBOLE

D. Combien de temps Jcsus-Christ a-t-il vécu sur la terre î R. Jésus- Christ a vécu sur la terre trente-trois ans et trois mois.

C'est en mémoire de cet espace de temps que Jésus-Christ a bien voulu passer parmi nous, qu'il est bon, quand on sonne V Angélus, de tinter trois coups, en l'honneur des trois personnes divines, et trente-trois autres coups pour honorer chacune des années de la vie de Jésus-Christ. On ne peut que recommander et encourager cet usage pieux, établi en certains endroits.

D. Que fit Jésus-Christ pendant tout le temps de sa vie?

R. Il passa les trente premières années de sa vie dans la malson de saint Joseph, et auprès de la sainte Vierge, auxquels il fut toujours soumis.

Après s'être un instant échappé pour la gloire et le service de son père, Jésus rentre dans sa conduite ordinaire. Une seule fois, dans le temple, il a laissé entrevoir les trésors de sa sagesse ; mais bientôt il s'est dérobé aux applaudissements des hommes, comme pour se renfermer encore

tout entier dans ce secret adorable, où il est de toute éternité, dans le sein de son Père.

Une pieuse curiosité nous ferait désirer d'avoir un long détail de toutes les paroles et de toutes les actions de Jésus* Christ, jusqu'au moment où il commença de reniplir sa divine mission. Mais TEvangile ne nous en apprend autre chose, sinon qu'il croissait en âge, en sagesse, et en grâce devant Dieu et devant les hommes, et qu'il se montra toujours d'une docilité extrême aux ordres de ses parents. En ce peu de mots est toute l'histoire de ces trente années d'une vie divine ^.

V II croissait selon le corps ; car, s' étant fait enfant, il devait sentir le progrès de l'âge, comme les autres enfants ; et il croissait encore comme une victime qui devait être immolée à la gloire de son Père, afin de porter les poids de nos péchés et de la peine qui leur est due.

2° Il croissait en sagesse. Mais quoi ! n'était-il pas la sagesse même, la sagesse éternelle de Dieu ? Qui en doute î Dès le berceau, dès le sein de sa mère, il avait été enrichi de tous les trésors de la science et de la sagesse; mais ces trésors étaient cachés en lui pour se déclarer en leur temps, et il n'en laissait paraître que ce qui était proportionné au nombre de ses années. Tel que le soleil qui, toujours lumineux en lui-même , brille cependant davantage à nos yeux à mesure qu'il s'élève sur l'horizon, tel le divin Enfant manifestait plus de sagesse et de vertu, selon les divers degrés de sa force et de son âge.

3° Il croissait dans la grâce. La grâce de Dieu était en lui. Et, en effet, n'était-il pas lui-même la source de la sainteté et de la grâce ? Mais l'Évangile veut encore nous faire entendre par ces paroles, qu'à mesure que ses membres se développaient et se fortifiaient, on remarquait dans son maintien, dans ses discours, dans tout son extérieur, une modestie, une dignité ravissantes, un je ne sais quoi de divin, qui attirait les âmes à Dieu. Aimable Enfant ! heureux

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