MORT ET SÉPULTURE DE JÉSUS-CHRIST
G mort. Commandez donc qu'on garde le sépulcre jusqu'au « troisième jour^ de peur que ses disciples ne viennent fur- « tivemen^ Tenlever, et ne disent ensuite au peuple qu'il a est ressuscité; et alors cette dernière erreur serait pire « que la première. » Pilate leur répondit : a Vous avez des soldats à votre disposition , allez, faites-le garder, comme vous l'entendez. » Ils s'en allèrent donc , et, pour mieux s'assurer du sépulcre, ils en scellèrent l'entrée et y mirent des sentinelles. Maintenant qui osera entreprendre de forcer cette garde ? qui osera violer et briser les sceaux de l'État? Vaines précautions ! 0 prudence humaine , que vous êtes faible contre le Seigneur ! Ce nouveau Samson saura bien rompre ses chaînes; ce divin Jonas, enfermé dans le sein de la terre, saura bien en sortir. Du fond de son sépulcre, il se jouera des complots des Juifs, renversera leurs desseins, les fera servir à leur confusion et à sa gloire, en les tournant en preuve incontestable de sa Résurrection.
En effet, dans la vie et la mort du Sauveur, tout avait été réglé d'avance dans les conseils éternels, même les plus petites particularités, pour contribuer au salut des élus. Et, pour nous en tenir à ce qui a plus de rapport au sujet présent, pourquoi croyez-vous que le Fils de Dieu ait vohIli être enseveli? Ça était surtout pour nous confirmer dans la foi, en ne nous laissant aucun doute sur la vérité de sa Résurrection. Car, avant d'être assuré que quelqu'un est ressuscité, il faut d'abord être certain de sa mort ; or, si Jésus- Christ a été enseveli, il était donc mort. Et voyez combien de circonstances la Providence a ménagées admirablement pour que cette vérité si importante fût hors de toute contestation. 1" Jésus-Christ était mort sur îa montagne du Calvaire, à la vue d'une multitude immense; 2° il resta encore longtemps sur la croix, après avoir rendu le dernier soupir; S*» un soldat lui perça le côté d'un coup de lance, ce qui aurait suffi pour lui donner la mort, si déjà i' n'eût expiré ; 4° on ne lui rompit pas les jambes, comme un fît aux deux larrons crucifiés avec lui, parce qu'on reconnut
qu'il était bien évidemment mort ; 5° Pilate ne voulut livrer son corps à Joseph d'Arimathie que sur Tattestation formelle du centenier,, qui lui assura qu'il avait vu mourir Jésus. La mort de notre Sauveur est donc bien constatée, et authenliquement reconnue par tout le peuple. C'est encore par autorité publique que son corps est détaché de la croix et enseveli ; et, pour que personne ne soit tenté de Tenlever, une troupe de soldats est préposée à la garde du sépulcre. Ainsi, par une conduite merveilleuse de la Providence , tout est parfaitement disposé pour rendre plus éclatant le miracle de la Résurrection , qui est comme le fondement de toute la religion chrétienne. Ce sont les ennemis eux-mêmes du Sauveur qui , sans s'en douter, se sont chargés, par les soins qu'ils ont pris, d'en écarter tout soupçon d'imposture et de surprise. Qu'il nous suffise pour le moment d'avoir fait ces remarques, car nous ne devons pas anticiper sur ce fait si important, que nous nous proposons d'expliquer en détail dans l'instruction suivante. Reprenons maintenant les demandes du catéchisme.