Î60 CONCLUSION DU SYMBOLE
moi la paix. > Le spectacle de ses derniers moments était si affreux, qu'on fut obligé de le mettre à l'écart. Pendant qu'on cherchait un prêtre, il expira, le 7 juin 1796, les yeux entr'ouverts, les membres retournés, sa vomissant des flots de sang et d'écume. Son enterrement se fit un jour de fête. Les nègres fossoyeurs, pressés d'aller danser, l'inhumèrent à saoilié. Son corps devint la pâture des cochons et des corbeaux. Pitou, Voyage à Cayenne.
Nous pouvons donc appliquer à la Mort des pécheurs ce qu'un philosophe païen a dit de la Mort en général, qu'elle est la reine des terreurs et la plus redoutable de toutes les choses terribles. Soyons justes, et alors il nous sera également doux de vivre et de mourir, comme le disait souvent le comte Louis dt> Sales, frère de l'illustre évêque de Genève :
Sive mori me, Christe, jubés, seu vivere mavis, Duke mihi tecum vivere, dulce mori.
A la vie, à la mort, Seigneur, je suis à vous, Pour vous, vivre ou mourir m'est également doux.