CONCLUSION DU SYMBOLE
les persécutions et la mort, et triomphant partout des tyrans comme des philosophes, des sophismes comme des échafauds... Sans doute, pour constater les faits de l'histoire évangélique, il devait suffire qu'ils eussent été publiquement attestés sur les lieux mêmes où ils s'étaient accomplis, qu'ils eussent été confirmés par les témoins, en présence des chefs du peuple et des magistrats, et scellés par eux de leur sang. Toutefois ce n'était pas assez dans les desseins miséricordieux de la sagesse divine : elle a voulu, non-seulement que les faits de la naissance, de la passion, de crucifiement, de la mort et de la résurrection du Sauveur, fussent consignés dans le Credo, mais qu'à ce témoignage des apôtres vînt se joindre le témoignage de tous les chrétiens contemporains, et qu'exprimé par le même symbole, il fût répété d'âge en âge par tous ceux qui deviendraient membres de l'Église de Jésus-Christ; qu'en tout temps, en tous lieux, dans les persécutions comme au sein de la paix, dans les assemblées particulières comme en public, dans l'intérieur des familles comme dans les temples, etc., il ne cessât pas un seul jour d'être proclamé ; de manière que de toutes les voix du monde chrétien réunies il ne résultât, en quelque sorte, qu'un seul et unique témoignage, tenant, s'il est permis de parler ainsi, par un premier anneau, aux faits mêmes dont il est l'objet, et devant se rattacher, par le dernier, à la croix glorieuse et triomphante, avec laquelle, au jour redouta-» ble, Jésus reparaîtra sur la terre, pour juger et ceux qui auront cru et ceux qui auront refusé de croire. »
Pèlerinage à Jérusalem.