‹ Nouvelle explication du catéchisme, ou, le dogme et la morale expliqués par quatre cents traits historiquesChapitre 112 sur 252 · DANGER DES MAUVAISES COMPAGNIES · texte numérisé non relu

DANGER DES MAUVAISES COMPAGNIES

Un écolier possédait à un haut degré toutes les vertus qu'on peut souhaiter dans un jeune homme ; mais par un malheur trop ordinaire à une personne de son âge , il tomba dans la compagnie d'un scélérat qui , livré aux plus honteuses passions , alluma dans ce jeune eœur le feu criminel dont le sien était dévoré; dès-lors on ne vit plus en lui qu'un libertin affreux. Ses amis désolés, le conjurèrent en vain de rentrer dans la bonne voie qu'il avait quittée ; tout fut inutile. Dieu parla à son tour : cet infortuné se réveille une nuit poussant des cris horribles; on accourt, on veut le calmer ; on appelle un prêtre qui l'exhorte à revenir à Dieu. Le moribond jette sur lui des regards égarés, et prononce d'une voix lamentable ces lugubres paroles : Malheur à celui qui m'a séduit .'... C'est en vain que j'invoquerais le secours de Dieu ; je vois l'enfer ouvert pour me recevoir. Alors, se retournant de l'autre côté, il expire dans le désespoir le plus effrayant.

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