‹ Nouvelle explication du catéchisme, ou, le dogme et la morale expliqués par quatre cents traits historiquesChapitre 117 sur 252 · SAINT-JEROME TENTÉ DANS LE DÉSERT · texte numérisé non relu

SAINT-JEROME TENTÉ DANS LE DÉSERT

Saint Jérôme, après avoir passé quelque temsdans le monde , se retira dans le désert. Pendant ce tems, il éprouva de violentes tentations contre la pureté. « O combien de fois, dit-il dans une de ses lettres, « combien de fois dans cette solitude, que les ardeurs

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» du soleil rendent insupportable, les pense'es et les 0 plaisirs de la volupté' me sont-ils venus dans l'es- » prit! Combien de fois ont- ils trouble' et souille' mon » imagination.' La douleur et l'amertume dont mon » âme e'tait remplie me faisaient chercher les lieux » les plus e'caite's pour combattre mes tentations et » pleurer mes péchés. Mon corps était couvert d'un

• cilice ; je ne cesssais de verser des larmes et de gé-

* mir nuit et jour. Je n'avais point d'autre lit que la " terre, ni d'autre nourriture que ceilt; des solitaires " dans ce désert, qui ne boivent que de l'eau, et ne " mangent que des herbes crues, même dans leurs " maladies. Dans ce désert affreux, qui était comme " une prison à lequelle je m'étais condamné moi- " même, pour éviter celle de l'enfer; dans ce désert, » dis-je, quoique je n'eusse d'autre compagnie que » celle des scorpions et des bêtes sauvages , souvent » je me trouvais en esprit aux assemblées des dames » de Rome. Les jeûnes me rendaient le visage pâle et » défiguré, et mon esprit ne cessait pas d'être assailli » de mille pensées dangereuses. Dans un corps lan- » guissant et dans une chair à demi-morte, je sentais » les flammes impures, et j'étais dévoré par les ar- » deurs de la concupiscence. En cet état déplorable, » je me jetais aux pieds de J.-C, je les arrosais de I) mes larmes, et, après plusieurs semaines d'absti- » nence et d'austérités, je surmontais enfin, par la » grâce de Dieu, les révoltes de la chair. Il m'est ar- » rivé souvent de passer des jours et des nuits entières » à crier, à implorer l'assistance du ciel ; ne cessant » de prier et de frapper ma poitrine jusqu'à ce que » la tentation et la tempête fussent appaisées, et que » Dieu, par sa miséricorde, m'eût rendu le repos et » la tranquillité. Dieu m'est témoin, ajoute-t-il, qu'ag • près avoir répandu des larmes en abondance , après » avoir prié long-tems, les yeux levés vers le ciel, je

» sentais enfin un si doux repos dans mon âme, que » souvent jecroyais etrcdans la compagnie des Anges. » Si un saint, tel que saint Je'rôme, seul au milieu des déserts , n'a pas élé pour cela à l'abri des tentations, que ne devons-nous pas craindre au milieu du monde?

Lêttr»t de saint JÉBOMB.

CAUSES DE L'IMPIRETÉ

L'oIsÏTcté est une des causes principales de rimpûreté^ c'estL'Esprit-Saint qui nous le déclare. I r > I Notre esprit a besoin dViercer son activité Si

Tous De le dirigez pas Ters des objuU utiles, il s'en fera bientôt à lui-aiëme , Don-seuliment d'iou* tiles , mais de daugereux et de malbonDêtes.

Les spectacles , les mauvais livres , les dauses , les parures immodestes , sont les causes de l'impureté.

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