‹ Nouvelle explication du catéchisme, ou, le dogme et la morale expliqués par quatre cents traits historiquesChapitre 124 sur 252 · DANSES · texte numérisé non relu

DANSES

la mort de saint jean-baptiste a été le prix d'une danse.

Hérode^ ayant donné un grand festin pour célébrer le jour anniversaire de sa naissance, Hérodiade, fille de l'incestueuse Hérodias, dansa devant lui ; ce roi voluptueux en fut si satisfait , qu'il lui promit avec sertnent de lui donner tout ce qu'elle demanderait , fût-ce la moitié de son royaume. Hérodiade, par le conseil de sa mère, demanda la tête de saint Jean-Baptiste,

il voit comment une mesure savante, sépare, e'ioigne, rapproche el unit cette jeunesse qui , dans tous ses mouvemens, s'étudie à plaire.... 11 paraît étonne', mais aucun signe d'admiration ne lui échappe. Enfin, impatiens de connaître l'effet de leur épreuve , les jeunes gens interrogent le sauvage. Quelle est leur surprise , quand ils entendent cette réponse naïve : B En vériié , il n'est pas possible de trouver un » moyen plus efficace pour séduire les âmes et cor-

> rompre les mœurs !... >

Rapporté par St . Charlet-Bcrromie.

TÉMOIGNAGE d'uN VIEUX COURTISAN CONTRE LA DANSE.

Monseigneur l'Evêque d'Autun , voulant donner à son peuple une instruction contre les danses , consulta un homme qui avait connu les plaisirs, le comte de Bussy- Ra butin, si célèbre par son esprit et ses écrits : voici la réponse qu'il en reçut : « J'ai toujours cru les » bals dangereux ; ce n'a pas été seulement ma raison » qui me l'a fait croire , ça encore été mon expé- » rience ; et , quoique le témoignage des Pères de » l'Eglise soit bien fort, je tiens que, sur ce chapitre, » celui d'un courtisan doit être de plus grand poids. » Je sais bien qu'il y a des gens qui courent moins » de hasards en ces licux-là que d'autres; cependant » les tempéramens les plus froids s'y échauffent. Ce s ne sont d'ordinaire que des jeunes gens qui compo- » sent ces sortes d'assemblées, lesquels ont assez de

> peine à résister aux tentations dans la solitude, à plus » forte raison dans ces lieux- là Ainsi je tiens qu il » ne faut point aller au bal quand on est chrétien. »]

^ti'i de M. BCSST EABITIX ù ses enfant,

SÉVÉRITÉ DE PHILIPPE A l'ÉGARD DES FEMMES QUI OSAIENT PARAITRE EN PUBLIC AVEC INDÉCENCE.

Philippe, Athénien, condamnait à une amende de mille dragmes (environ SyS li\res) toutes les

femmes qui osaient paraître en public avec inde'cence. Il avait établi pour cela des juges, lesquels, afin de confondre d'autant plus ces femmes, attachaient leur sentence à un arbre, dans le lieu le plus fréquente de la ville. On observait la même chose à Lacedémone.

Nuits Parliiennet , page ni SAINT-ÉLOI ET LA. REINE BATHILDE.

Un jour saint Éloi fit des repre'sentations à la reine de France Eathilde, touchant sa parure un peu recherchée; et comme cette princesse lui répliqua qu'elle n'était pas trop pare'e pour une reine, le saint répartit qu'elle l'était trop pour une chrétienne, qui doit se conformer aux règles de l'humilité. La princesse profita si bien de l'avis, que depuis ce tems là , elle parut toujours vêtue fort simplement.

FU de saint Élel.

lEÇON DONNÉE PAR SAINT-PIERRE l'aNACHORÉTE A UNE JEUNE PERSONNE.

Une jeune personne , âgée de 23 ans , ayant entendu parler d'une guérison miraculeuse opérée par saint Pierre l'anachorète , résolut d'aller le trouver pour un mal qu'elle avait h l'œil. Elle se para très-bien et parut devant le saint, richement vêtue, ayant des pendans d'oreille , des bracelets, des couleurs empruntées.... Le saint ayant remarqué cette parure mondaine, plus dangereuse pour elle que la maladie de ses yeux, voulut la guérir de cette vanité. Pour cela, il se servit de cette comparaison : Ma fille, dites-moi, je vous prie, lui dit-il, si quelque peintre fort habile en sa profession avait fait un portrait suivant toutes les règles de Tart, et que quelqu'un, tout-à-fait ignorant en peinture, vouliàî le réformer à sa fantaisie, y changer, y ajouter, croyez vous que ce peintre n'en

il voit comment une mesure savante, sépare, éloigne, rapproche et unit cette jeunesse qui , dans tous ses mouvemens , s'étudie à plaire.... Il paraît étonné, mais aucun signe d'admiration ne lui échappe. Enfin, impatiens de connaître l'effet de leur épreuve , les jeunes gens interrogent le sauvage. Quelle est leur surprise . quand ils entendent cette réponse naïve : » En vérilé , il n'est pas possible de trouver un » moyen plus efficace pour séduire les âmes et cor- » rompre les mœurs!... »

Rapporté par Si . CharUt-Bcrromic.

TÉMOIGNAGE d'uN VIEUX COURTISAN CONTRE LA DANSE.

Monseigneur l'Evêque d'Autun, voulant donner à son peuple une instruction contre les danses , consulta un homme qui avait connu les plaisirs, le comte de Bussy- Rabutin, si célèbre par son esprit et ses écrits : voici la réponse qu'il en reçut : << J'ai toujours cru les » bals dangereux ; ce n'a pas été seulement ma raison » qui me l'a fait croire , ça en» ore été mon expé- D rience ; et , quoique le témoignage des Pères de » TEgliie soit bien fort, je tiens que, sur ce chapitre, » celui d'un courtisan doit être de plus grand poids. » Je sais bien qu'il y a des gens qui courent moins » de hasards en ces lieux-là que d'autres ; cependant » les tempéra mens les plus froids s'y échauffent. Ce » ne sont d'ordinaire que des jeunes gens qui compo- » sent ces sortes d'assemblées, lesquels ont assez de > peine à résister aux tentations dans la solitude, à plus » forte raison dans ces lieux- là Ainsi je tiens qu il ■ ne faut point aller au bal quand on est chrétien. »]

A vit de M. BCSSTBABCm A tes enfant.

SÉVÉRITÉ DE PHILIPPE A l'ÉGARD DES FEMMES QUI OSAIENT PARAITRE EN PUBLIC AA'EC INDÉCENCE.

Philippe, Athénien, condamnait à une amende de mille dragmes (environ 875 livres) toutes les

femmes qui osaient paraître en public avec indécence. Il avait établi pour cela des juges, lesquels, afin de confondre d'aufant plus ces femmes, attachaient leur sentence à un arbre, dans le lieu le plus fréquente de la ville. On observait lo même chose à Lacédémone.

Kuilt Pariiiennet , page ni SAINT-ÉLOI ET LA REINE BATHILDE.

Un jour saint Éloi til des représentations à la reine de France Bathilde, touchant sa parure un peu recherchée; et comme cette princesse lui répliqua qu'elle n'était pas trop parée pour une reine, le saint répartit qu'elle l'était trop pour une chrétienne, qui doit se conformer aux règles de l'humilité. La princesse profita si bien de l'avis, que depuis ce tems-là , elle parut toujours vêtue fort simplement.

Fit de eatnt Él»t.

LEÇOX DONNÉE PAR SAINT-PIERRE l'aNACHORÉTE A UNE JEUNE PERSONNE.

Une jeune personne, âgée de 23 ans, ayant entendu parler d'une guérison miraculeuse opérée par saint. Pierre l'anachorète , résolut d'aller le trouver pour un mal qu'elle avait à l'œil. Elle se para très-bien et parut devant le saint, richement vêtue, ayant des pendans d'oreille , des bracelets, des couleurs empruntées.... Le saint ayant remarqué cette parure mondaine, plus dangereuse pour elle que la maladie de ses yeux, voulut la guérir de cette vanité. Pour cela, il se servit de cette comparaison : Ma fille, dites-moi, je vous prie, lui dit-il, si quelque peintre fort habile en sa profession avait fait un portrait suivant toutes les règles de l'art, et que quelqu'un, tout-à-fail ignorant en peinture, voulût le réformer à sa fantaisie, y changer, y ajouter, croyez vous que ce peintre n'en

serait pas offensé? — Oui, sans doute, reprit-elle, il aurait droit de s'en plaindre. — Or, ma fille , continua le saint, ne doutez-vous point que le cre'ateur de toutes choses, cet admirable ouvrier qui nous a formés, ne s'offense avec raison de ce que vous semblez accuser d'ignorance son admirable sagesse, en voulant ou réformer ou perfectionner son ouvrage.'' Ainsi, croyez-moi, ne changez rien à ce portrait qui est fait à l'image de Dieu, ne cherchez point à vous donner à vous-même ce qu'il n'a pas plu à sa sagesse de vous accorder, et ne vous efforcez point d'acquérir une beauté fausse et artificielle. Aussitôt cette jeune personne se jeta aux pieds du saint, le remercia de cette leçon salutaire, lui demanda la guérison de son oeil, l'obtint, et de retour chez elle renonça à ses parures. Depuis ce jour, elle ne s'habilla plus qu'avec celte simplicité que lui avait prescrite le saint anachorète.

Fie des Pcret du Déterl.

DES 6EPTIÈUE ET DIXIEUE COMMASOEÏIENT DE DIEU.

Point de rémissîoD des péchés , et par consé" queiit point de salut a attendre , si Tod Da restitue aux prochain ce qui lui appartient.

S.-ACeCSTIN.

SEPTIÈME C03IMANDE3IENT.

Par le septième commandement , Dieu nous défend i°. de prendre ou de retenir le bien d'autrui ; 2°. de faire aucun dommage à notre prochain.

QUELLE DOIT ÊTRE LA PROBITÉ d'uN CHRÉTIEN.

Un barbier Chinois , qui était chrétien , trouva dans une rue de Pékin une bourse oti il y avait vingt

pièces d'or. Il regarde autour de lui si personne ne la réclame, et jugeant qu'elle pouvait appartenir à un cavalier qui marchait quelques pas devant lui, il court, l'appelle et le ]oinl : N'avez-i'ous rien perdu. Monsieur' , lui dit-il r Ce cavalier fouille dans sa poche et n'y trouve plus de bourse; j'ai perdu , répondit-il tout interdit , vingt pièces d^or dans une bourse. — N'en soyez point en peine f réplique le barbier; la voici, rien n'y manque. Le cavalier la prend, et, revenu de sa peur, il admire une si belle action dans un homme d'une condition obscure. Mais qui êtes-vous donc F demande -t-il ; comment vous appelez-vous ? d'oii êies-vous ? — Il importe peu , reprend le barbier, que vous sachiez qui je suis , il suffit de vous dire que je suis chrétien , et un de ceux qui font profission de la sainte loi. Elle défend non-seulement de dérober le bien d' autrui , mais même de retenir ce que l'on trouve par hasard , quand on peiit savoir à qui il appartient. Le cavalier fut si touché de la pureté de cette morale, qu'il alla sur- le champ à l'Eglise des Chrétiens pour se faire instruire des mystères de la religion.

Lêttrtê EdifianU$, LE MISSIONNAIRE ET LE FRIPON.

Un particulier devait porter, à un jour déterminé, une somme de 3o,ooo francs chez un notaire, pour une acquisition qu'il avait faite. On lui dit qu'un célèbre Missionnaire prêchait à quatre heures dans une Église devant laquelle il devait passer pour se rendre à la demeure du notaire. Il prend une voiture dans laquelle il met les 3o,ooo francs, et va , vers les trois heures , près de l'Église , chez un homme dont la probité ne lui était pas suspecte , et qu'il voyait souvent. Il lui dit : Permettez-moi de déposer chez vous quelques sacs d'argent; il y a "50,000 francs que je reprendrai après le sermon. — Ouvrez cette armoire , quand vous reviendrez , vous reprendrez ce que vous y aurez mis.

Après le sermon, celui à qui appartenait l'argent revint chez celui à qui il l'avait confié, et après lui avoir fait l'éloge des talens du missionnaire, et rapporté certains traits d'éloquence qui 1 a'^ aient frappé, il est tcms ,lui dit-il, de reprendre mes écus. — Quels écus ; m'en m^ez-vuus confié ' — Sans doute , répliquat-il , il y a ?)0,oooJr. , je les al mis là, en lui montrant l'armoire — Si vous les avez mis là , lui dit l'autre , cherchez-les et prenez-les sUls y sont. — Il se lève , va à l'armoire , cherche et n'y voit aucun sac d'argent. Il pensa d'abord que c'était pour le tenir quelques instans dans l'inquiétude; mais il reconnut bientôt au ton de celui à qui il parlait, qu'il ne plai.>anlait point, qu'il se fâchait et que c'était uii fripon : Pour qui me prenez-vous , lui disait-il ; sortez de chez moi , vous n'avez rien apporté ici. Vous parlez de 3o,ooo francs ; allez les chercher chez celui à (jui vous les avez remis. Il fallut bien se retirer.

Ce n'est pas chez le notaire qu'il alla, mais chez un de ses amis, étroitemeut Ué avec le prédicateur, qui, par un coup de la Providence, arriva presqu'au même moment. Votre sermon^ qui m'a bien fait plaisir ^ lui dit-il , m'a coûté bien cher .^ "do^ooo francs. Il raconta son histoire, et un quart -d'heure après le missionnaire sortit en disant qu'il allait revenir. Il alla tout de suite chez celui à qui on avait remis largent en dépôt, et lui dit : Je viens chercher les Zo^ooo francs que I\I... vous a remis il y a trois heures et que vous avez nié avoir reçu. Vous avez cru n^avoir point de témoin, j'en ai un U vous produire ; oui, un témoin qui vous a vu. Au mot de témoin, le coupable fut troublé, devint pâle , et ensuite rougit. Restituez , ou vous êtes perdu sans ressource; ce témoin, ajoute-t-il, en tirant un Crucifix de dessous son manteau , c'est Jésus-Christ , c'est votre Dieu ! Si vous ne restituez pas , vous allez per' dre y dès aujourd'hui votre réputation , ei vous périrez

éternellement. Celui que la vue de l'or avait séduit, avoua le fait ; il avait cache' les sacs dans un autre pièce de sa maison, il les remit entre les mains du Missionnaire, qui les fit porter aussitôt à celui qui avait per.du l'espérance de les recouvrer.

■• Lettres Edifiante».

CN MALADE QUI A DES INJUSTICES A RÉPARER DOIT SE MÉFIER DE CEUX QUI l'eNVIROANENT.

Un homme riche, dont la plus grande partie des biens avaii été' acquise injustement, tombe malade, et sent qu'il est frappé d'un coup mortel. Il rentre sérieusement en lui-même, appelle un confesseur zélé et qui avait des lumières. D'après ses avis, il prépare un testament propre à réparer ses injustices. Le notaire reçoit le testament , dans lequel le malade charge ses héritiers de restitutions et d'aumônes considérables» Mais malheureusement sa femme en fut instruite; elle accourut, accompagnée de ses jeunes enfans qui versaient des larmes : elle se lamentait , en répétant : que vont-ils devenir? Son mari était faible et elle avait sur lui de l'ascendant. Il fut attendri, ébranlé, et il succomba à la tentation. Cette femme, peu sensible à la perte éternelle de son mari, obtint qu'il révoquât le testament, et qu'il en fît un nouveau où il ne fût question ni d'aumônes, ni de restitutions. A peine ce nouvel acte fut-tl passé, que ce malheureux, déchiré par les remords et plein de fureur , succomba à ses maux. Il se livrait au désespoir, lorsqu'il rendit le dernier seupir. Où est , et où sera éternellement son âme :*....

UkSADSBB , Explieation du CatiehUme de l'empire.

On retient le bien d'autrui lorsque l'on garde une chose troui^ée^ sans s'informer qui en est le maître.

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