LES MTSTÈRES SONT UNE PREUVE DE LA DIVINITÉ DU CHRIS- TIANISME
Un jeune homme se trouvant dans une société où l'on déclamait contre les miracles , crut devoir prendre la parole et défendre sa foi. 11 cita d'abord Celse, Julien, Porphyre témoins non suspects qui conviennent tous que Jésus-Christ a étonné la terre par ses miracles. Il cita ensuite l'aveu de J. J. Rousseau , puis celui de Voltaire. IMais quolle fut sa surprise de trouver des hommes plus incrédules que Rousseau leur maître , plus obstiné qu'un apostat à ne pas croire aux miracles! 11 vit évidemment que toute discussion serait vaine avec des personnes si mal disposées , et il fit son plan. Au lieu de prouver les mystères par les miracles, il prouva les miracles par les mystères, et fit naître la preuve de la divinité de la religion , des obstacles même formés contre elle.
Reprenant la conversation , il continua ainsi : il paraît que vous êtes absolument décidés à ne pas céder à l'autorité de vos maîtres, et que , selon vous, Julien et autres étaient trop croyans. Je ne vous demande donc plus qu'une chose, et vous me l'accorderez facilement, assurez-moi au moins qu'il est bien difficile de croire nos dogmes, et plus encore, sans doute, de mettre en pratique nos leçons de morale.
— 33 «— Ce ne fut qu'un cri : Difficile , dites impossible 1 Le jeune homme reprit : Mais si nos mystères sont si incroyables, s'il est impossible de les croire, comment donc ont-ils été crus par toute la terre .' Comment l'Evangile a-t-il eu des disciples dans toutes les conditions et jusque dans les palais des rois, lorsque le baptême était un engagement au martyre.
Atterrés par un raisonnement aussi simple, les esprits-forls se turent, et l'on crut trouver du miracle dans un silence aussi subit.
MÉr4ACLT, Apologhtes involontaivet.
MYSTÈRE DE L»1\CARSATI0X.
Siècles , hâtez tos pas 1 aurores désirées Itou^issez de Tos feux les plaines éthérées 1 Nature , avee amour , enfante ton sauveur i Mais que dis-je ? il est né : qu'une sainte ferteur, O Vierpe de Sion i brille dans vos cantiques. Dieu n'a point deiueuti la voix des temps antiques; Une obscuie retraite , abri mystérieux Renferme l'héritier de l'empire des cieux.
A. SOCUET.
Qu'est-ce que le mystère de l'incarnation ?
L'Incarnation est l'union de la nature divine avec la nature humaine dans la personne du verbe. Le péché du preiîiier homme ayant rendu tout le genre humain coupable, le Fils de Dieu, la seconde personne de la sainte Trinité, s'offrit pour être notre rédempteur- Le aS*" jour du mois de mars , sous le règne de l'empereur Auguste , Hérode régnant en Judée, l'ange Gabriel fut envoyé à Marie, fille du sang royal de David; et, aprèslui avoir adressé ces paroles : Je ifous salue , Marie , pleine de grâces , il lui an-
nonça qu'elle valt été choisie pour être la mère du Sauveur, qui s'appellerait Jésus. Marie ayant accepté , sous la promesse qu'elle garderait sa virginité , conçut par l'opération du Saint-Esprit. La secon<ie personne de la très-sainte Trinité descendit dans son sein , s'unit à un corps formé du plus pur sang de la sainte Yierge , et à une âme créée des mains de Dieu , objet de ses complaisances.
En indiquant que Marie conçut par l'opéraration du Saint-Esprit, l'église veut nous faire voir que l'Incarnation était l'ouvr.ige de l'amour de Dieu ; elle l'attribue particulièrement au Saint-Esprit, amour du Père et du Fils, mais elle nous enseigne que c'est l'ouvrage de la sainte Trinité ; que le Saint-Esprit n'est pas le père de Jésus-Christ, puisqu'il ne l'a pas produit de sa propre substance ; et le Sauveur , engendré dans le ciel d'un père sans mère, est sur la terre engendré d'une mère sans père.
IL T A EN JÉSCS-CHRIST DECX NATURES.
Un hérétique, sectateur d'Eutichès , s étant trouvé dans une société où était un enfant qui avait été instruit avec soin par un père de la compagnie de Jésus, voulut faire dire à cet enfant qu il n'y avait qu'une seule nature en J.-C. Pour l'en convaincre, il prit deux morceaux fer , il les fit rougir au feu et les joignit ensuite l'un à l'antre pour n'en faire qu'un seul morceau. C'est ainsi, lui dit-il, que la nature divine et la nature humaine, unies ensemble dans J.-C. ne font plus qu'une seule nature dans sa personne»
Mais, répondit l'enfant, mettez un petit lingot d'or à la place de ce petit morceau de fer, faites les rougir fous deux, et n'en faites qu'un seul morceau. Je vous demande alors, ce morceau sera-t-il tout or ou tout fer':* Chaque morceau ne restera-t-il pas ce qu'il e'tait auparavant ; c'ost-à -dire , l'un ne sera-t-il pas toujours un lingot d'or, et l'autre un rnorceau de fer, quoiqu'ils soient unis ensemble i^ Oui, sans doute, vous n'en pouvez disconvenir. \oilà donc deux moiceaux, l'un d'or, l'autre de fer, qui, tout distit.'gue's qu'ils sont l'un de l'autre, ne feront plus cependant qu un morceau. C'est ainsi , conclut l'enfant, que la nature divine et la nature humaine, quoique dislingue'es l'une de l'autre , ne font néanmoins qu'une seule personne en J.-C.
L'hérétique, qui ne s'attendait pas à une telle réponse'demeura d'abord interdit, et sortit ensuite plein de colère , donnant mille imprécations à ce jeune homme qui venait de le désarmer.
LtUrt$ Edifantet , Uittion du Levant.
IL n'y a en JÉSUS-CnRIST qu'une 8ECLE PERSONNE.
Il s'éleva dans le cinquième siècle un Oimeux hérétique , appelé Nestorius , qui soutenait qu'il y avait deux personnes en Jésus-Christ; que J.-C. n'était fils de Dieu que par adoption , que la Sainte Vierge n'était pas mère de Dieu, puisque le fils qu'elle avait mis au monde n'était pas une personne di\ine , mais une personne hum.iine. Cette hérésie fut condamnée par le concile d'Éjihcse, qui fut le cinquième concile général. La Sainte-Vierge y fut déclarée solennellement mère de Dieu , et l'univers catholique applaudit à cette proclamation.
PLCQCer, Dietionnalre det Hirciin.