‹ Nouvelle explication du catéchisme, ou, le dogme et la morale expliqués par quatre cents traits historiquesChapitre 165 sur 252 · LES BEUX VOISINS RECONCILIÉS · texte numérisé non relu

LES BEUX VOISINS RECONCILIÉS

Il y avait dans une ville deux marchands voisins et jaloux l'un de l'autre, qui vivaient dans une inimitié scandaleuse; l'un deux , rentrant en lui-même , écouta la voix de la religion qui condamnait ses ressentimens ; il consulta une personne de piété qui avait sa confiance, et il lui demanda comment il fallait qu'il s'y prit pour se réconcilier : Le meilleur moyen , répondit-elle , est celui que je vais vous indiquer : m lorsque des personnes viendront à votre boutique pour acheter , ft que vous n'aurez pas ce qui hur convient conseillez- leur d'aller chez votre voisin * , et il le fit. L'autre marchand instruit d'où lui venaient ces acheteurs , fut sensible aux bons offices d'un homme qu'il regardait comme son ennemi; il alla chez lui pour l'en remercier, lui demanda pardon de la haine qu'il lui avait portée , et le conjura de le recevoir au nombre de ses meilleurs amis. Sa prière fut exaucée, et la religion unit étroitement ceux que l'intérêt et la jalousie avait divisés»

Ltt. , Chritl»iuu4 , M- 1 S.

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