‹ Nouvelle explication du catéchisme, ou, le dogme et la morale expliqués par quatre cents traits historiquesChapitre 173 sur 252 · IL FAVT COOPÉRER A LA GRACE · texte numérisé non relu

IL FAVT COOPÉRER A LA GRACE

Le tout-puissant ne veut à son service ni des pré somptueux ni de lâches Qu'on se rappelle les Israélites, qui firent venir dans leur camp l'arche sainte^ A sa vue , ils tirent entendre des cris de joie dont le»

Philistins furent épouvantés; mais ces Juifs négligèrent de s'armer pour le combat, ou il combattirent négligemment, s'en rapportant pour ainsi dire à Dieu seul pour triompher de leurs ennemis. Qu'arrivat-il ? Israël fut défait , et le monument des miséricordes du Seigneur, l'arche devint la proie des incirconcis. Delà, la nécessité d'agir comme si tout dépendait de nous ; et, selon l'avis du saint Concile de Trente , faisons tout ce que nous pouvons et demandons à Dieu ce que ne pouvons pas.

COMBIEN l'abus DES GRACES EST A CRAINDRE.

Nous lisons dans l'évangile que J.-C- descendant de la montagne des Olives pour se rendre à Jérusalem , où il devait être mis à mort, aussitôt qu'il put découvir cette cité ingrate, s'écria : ♦ Jérusalem, Jérusalem, qui fus toujours si tendrement aimée, ville malheureuse I qui n'as payé mes bienfaits que d'ingratitude; ah! si tu reconnaissais du moins, en ces jours qui te sont encore donnés, si tu reronnaissaisles grâces dont je t'ai comblées, et de quelle paix tu jouirais sous la douceur de mon empire ! mais hélas! ta passion t'a rendue aveugle sur tes propres intérêts. » Alors J.-C. passe aux menaces; il prédit les maux qui devaient venger sa mort , et dont il est plus touché que de sa mort même.

L'accomplissement de ces menaces est sous nos yeux ; pour n'avoir pas profilé des trois années du ministère de paix que J.-C. a exercé parmi eux, les Juifs le cherchent en vain depuis i8oo ans. Tite est arrivé après J.-C. ; le vengeur est venu après le Sauveur ; Jérusalem a été détruite, et son temple, la merveille du monde, a été réduit en cendres.

Il n'est rien de plus propre à nous faire craindre l'abus des grâces qui n'est cependant que trop ordinaire.

Page 1