‹ Nouvelle explication du catéchisme, ou, le dogme et la morale expliqués par quatre cents traits historiquesChapitre 189 sur 252 · AUTRE MIRACLE · texte numérisé non relu

AUTRE MIRACLE

C'était la coutume à Constantinople , lorsqu'on voulait renouveler la sainte Eucharistie, de faire manger par des enfans, encore dans l'innocence, les parcelles qui restaient des dernières consécrations. Un jour qu'on fit venir les enfans des écoles, il se trouva parmi eux' un petit Juif qui communia comme les autres. Son père, verrier de profession, voulut savoir pourquoi il entrait si tard, et ayant su qu'il venait de recevoir l'Eucharistie, il s'emporta avec une telle violence, qu'il jeta cet enfant dans une fournaise ardente. La mère, dans la consternation de ce que son enfant ne reparaissait pas, faisait retentir la maison de ses cris; enfin , au bout de trois jours, passant près de la fournaise en se lamentant encore, elle entendit sa voix. Ne sachant d'abord d'oii partait cette voix, elle ouvre la fournaise et aperçoit ce cher enfant au milieu , sans qu'il parût avoir rien souffert

des atteintes du feu. Elle l'en relire , et lui demande comment il a pu ne pas être consumé au milieu de ces brasiers.'' — Une dame vêtue de pourpre, lui dit l'enfant, m'a souvent apparu, et jetant de l'eau autour de moi, elle a éteint le feu , et m'a nourri pendant ce tems-là. Toute la ville fut instruite de ce prodige ; la mère et son fils embrassèrent le Christianisme; mais le père qui s'obstina à ne pas vouloir se convertir , fut puni de mort pour son crime, par ordre de l'empereur Juslinien. Ceci arriva l'an 552 de Jésus-Christ. sut. e«/.

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