HISTOIRE RAPPORTÉE PAR SAI,\T ANTOJVIÎV
Une jeune personne qui avait été élevée dans les principes de la modestie la plus exacte, étant un jour
violemment tenK^e, tomba dans un péché honteux. A , peine l'eut- clic commis, qu'elle futcouverie de confusion et déchirée <le remords. Comment, disait-elle, aurai -je îocoungede dév oiler ma turpirud-^a mon confesseur? La malhciirpuse ' la honte la fit tomber dans un pèche' plus affreux encore. Quand elle fut au confessionnal, elle n'osa point dérlarer son péché. Ce sacrilège augmeota ses remords. Elle crut pouvoir les apaiser par 1-^s nustérités de la fiénitence. Elle entra dans un monastère , espérant faire laveu de son crime dans une confession générale qui est d'usage nvant les vœux Elle fit en effet quelque effort pour ouvrir son cœur, mais elle enveloppa tellement son péché, que son confesseur ne put connaître qu'elle en fût coupable. Cependant la supérieure du monastère mourut ; celte jeune personne menait une vie si édifi3nte, que, trompé par les apparences, on la choisit pour la remplacer. Ce ne fut pas pour long-tems; elle tomba dans une maladie mortelle. EIK' s'était toujours promis de déclarer 5on pérlié à l'article de la mort ; mais la lionte lui ferma encore la bourhe.
Elle reçut les derniers sacremens avec de grands sentiintns de piété, enapparence ; elle les profana. Se sentant aux prises avec la mort, elle pensait à s'expliquer enfin mais ô terrible jugement de Dieu ! le délire survint , elle mou: ut dans son péché. Les grandes austérités qu'elle avait prntiqnées et sa régidarité exemplaire, ne laissaient p'!s liiMi de doutf-r qu'elle ne fût sauvée, mais, continue saint Anionin, pendant qu'on priait pour elle, Dieu permit que celle infortunée parût au chœur dans l'état de la plus terrible consternation, et dit : Cessez de prier p(>ur moi , j'ai été condamnée aux flammes éternelles f je suis damnée pour avoir caché , dans ma jeunesse , un péché en confession.