XDD AS M ACHABÊC FAIT OFFBIR UN SACRIFICE POUR LES MORTS
Judas Machabée , l'un des principaux chefs d'Israël, combattit vaillamment pour la défense de son peuple et de sa religion. Tout cédait à la force de ses armes;
il n'y eut qu'une aeule occasion où la victoire fut dispule'e , et ou quelques luifs pe'rirent dans le combat» Quand on alla pour les ensevelir, on trouva sous leurs habits des objets qui avaient e'te' consacrés aux idoles, et que ces Juifs avaient conservés après le pillage d'une ville. La loi défendait expressément de rien emporter de ce qui avait servi au culte des idoles; elle ordonnait que tout fut consumé par le feu. On reconnut alors que ce péché avait été la cause de leur mort. Judas cependant ne désespérait pas du salut des coupables qui étaient morts en défendant la cause de Dieu ; et présumant qu'ils avaient reconnu leurs péchés avant de mouiir, et qu'ils en avaient conçu une eincère douleur, il envoya h Jérusalem deux mille dragraes d'argent , afin que l'on offrît des sacrifices pour les péchés de ceux qui étaient morts, montrant par là les bons et religieux sentimens qu'il avait , touchant la résurrection : car s il n'arail pas espéré que ceux qui avaient été tués ressusciteraient un jour, il aurait regardé comme une chose vaine et inutile de prier pour les morts ; mais il était persuadé qu'une grande miséricorde est réservée à ceux qui meurent dans la piété. Ainsi , c'est une sainte et salutaire pratique de prier pour les morts, afin qu'ils soient délivrés de leurs péchés. Cette pratique est fondée sur le dogme de l'immortalité de l'âme et de la résurrection future des corps, qui , ayant eu part aux bonnes et mauvaises actions, doivent être associés à la récompense et au châtiment des âmes.
SAINT-AUGUSTIN OFFRE LE SAINT SACRIFICE POUR LE REPOS DE l'aMR DD SA MËRE.
Sainte Monique étant au lit de la mort dit à saint Augustin : « Mon fils, bientôt vous n'aurez plus de mère ; quand je ne serai plus, priez pour mon âme, n'oubliez point celle qui vous a tant aimé, surtout pensez à moi quand vous monterez à l'autel pour y
offrir le sacrifice de la nouvelle alliance. » Saint- Augustin n'oublia point les parole^ de sa mère: il pleura amèrement sa mort. « Dieu demiscfiicorde, s'ëcriail-il dans sa douleur, pardonnez à ma mère les péchés qu'elle a commis, n'entrez point en jugement avec elle, détournez vos yeux de ses iniquités. Souvenezvous qu'étant près de sa fin, elle ne pensa point à son corps, ni aux derniers devoirs qu'on devait lui rendre; tuut ce qu'elle demanda fut qu'on fît mention d'elle à vos autels, pour effacer les restes des péchés qu'elle n'aurait pu expier pendant sa vie.»
Confeition de St -AVGtSTVS , CONVERSION d'cXE DAME PROTESTANTE.
Madame la comtesse de Sirafford , avant de se convertir à la religion catholique, voyait de tenis en tems M.gr de la Mothe, évéque d Amit-ns , tl les entretiens qu'elle avait avec lui faisaient toujours une vive impression sur son âme ; mais ce qui la toucha le plus, ce fut un sermon qu d pnkha le jour de S. Jean-Baptiste aux Ursulinis d'Amiens. Après l'axoir entendu, elle sentit dans son cœur un vif dé.'-ir de croire comme le prédicateur qui l'avait tani édifiée. Il lui restait pourtant encore quelques doutes sur le sacrifice de la messe et le Purgatoire : elle vint les proposer au St -Evêquc, qui, sans disputer avec elle, et sans attaquer de front ses préjugés crut devoir lui parler ainsi pour la détromper : Madame, vous connaiisez l'évéque de Londres, et vous avez coiifi;ince en lui. Eh bien, je vous prie de lui mander ce que je vais vous dire : Vèvcqus (rAmien-i m'a dit une chose qui doit m étonner : c'est que si i}Ous pouvez nier qw: St. Augustin ait dit la messe et prié pour les morts , cl partit ulièrement pour sa mère , il se fera lui-même protestant. Ce conseil fut suivi. L'évéque de Londres ne ré[)ondit pas, mais il se contenta do dire à celui qui lui remit la lettre,
que M"" de Strnfford avait respiré un air ron'agîeux qui l'avait séduite : que ce qu'il pourrait lui écrire ne remédierait probablement point au mal... Ce silence d'un homme qui avait eu toute sa confiance acheva d'ouvrir les yeux de M™' de Strafford, et peu de tems après elle fît un abjuration entre le mains de M.gr d'Amiens.
Fie de If. DE la MOTHe.
OBSÈQUES DE l'mPEREUR THÉODOSE.
St.-Ambroise célébra dî^ns la ville de Milan les obsèques de l'empereur The'odose, en présence de tout le peuple; le discours qu il prononça à cette o' casion est fort reraar(|uable et prouve que dans le troisième siècle on croyait au Purgatoire comme nous y croyons maintenant, c Seigneur, s'écria le St.-t\équ<% en terminant l'éloge funèbre du prince, donnez un parfait repos à votre serviteur TliéoHose, ce monarque si zélé pour votre gloire, si fidèle observateur de vos lois. Je l'aimais, cl parce que je l'aimais, je ne puis l'oublier. La mort, la mort impitoyable a enlevé son corps à mes yeux, mais jamais je n'oublierai son âme; puissent mes gémissemens, mes larmes et mes prières le faire entrer dans le séjour des vivans, »