M. DU TILLET
M. du Tillel, evèque d'0'-an(^e , ayant appris qu'il y avait un protestant dans un hô[)ital de sa \ ille Episcopale, se crut destiné à trava)ller à la conversion d'un diore'sain que la providence lui avait amené. Il va le trouver et lui témoigne un intérêt tendre pour son état, et une sainte sollicitude pour son salut. Le malade peu tou(hé de ce zèle dont il était- l'objet, repoussait la lumière. 11 injuria même son a[)ôtre, son bienfaiteur. << Jugez , lui dit celui-ci, de quel côté se » trouve la vérité. Vous vous croyez autorisé à ouj> Irager celui qui se porte gratuitement à vous laire » du bien; je me crois obligé à ne pas cesser de vous » être utile; je suis à vos ordres le jour, la nuit; par- » lez, mandez moi, vous me trouverez sur l'heure. -^ Ces paroles firent d'abord peu d'impression ; mais, dans le silence de la nuit . elles revinrent dans l'esprit du malade. Il en est touché , il demande l'Es èque qui s'empresc d'acrourir. Il eut le lems de recevoir son abjuration, sa confession , de lui administrer les sncremens de l'Église, et peu d'heures après le moribond dtail devant Dieu.
Éirennet Eeligieuitt.