ORDONNANCES DE NOS ROIS CONTRE LES BLASPHÉMATEURS
Saint-Louis ordonna qu'on perçât la langue aux blasphe'mateurs. Un des bourgeois les plus considërables do Paris , ayant blasphémé le nom de Dieu , fut condamné à subir cette peine.
— En 134.7, Philippe de Valois fit une ordonnance contre les blasphémateurs. La première fois le coupable devait être rtiis au carcan pendant un mois, depuis le malin jusqu'à midi, et il était libre à chacun de lui jeter des ordures au visage. La secofule fois , on le mettait encore nu carcan, et on lui fendait la lèvre d'en bas avec un fer chaud. Pour la troisième fois, on lui coupait entièrement la lèvre déjà percée, la quatrième fois , la lèvre d'en haut ; et s'il retombait encore, on lui coupait la langue.
— Le 3o juillet 1666, Louis XIV ordonna à peu près les mêmes peines contre If^s blasphémateurs. Après des amendes pe'cuniaires . la brûlure et l'amputation des lèvres, la huitième fois on leur coupait la langue , pour les mettre dans l'impossibilité de retomber dans un crime si détestable.
BUt. de France, BEAU TRAIT d'cN ENFANT DE NAMtl..
A Naraur , où les frères des écoles chrétiennes travaillent avec tant de succès, comme dans toutes les villes où ils sont établis, à procurer à la jeunesse une éducation solidement vertu«'use, un de leurs élèves, enfant de dix à onze ans, donna, il y a quelques années, une preuve bien touchante de sa foi. Il rentrait peut-être un peu fard après la classe , et son père en colère l'en reprit vivement , en jurant le nom de Dieu. Ce pauvre enfant, tout déconcerté d'avoir donné lieu à ces blasphèmes, se jeta à genoux, et lui dit ; « Mon papa, je vous en prie, baitez-moi, mais ne jurez
plus. )) Le père interdit, en voyant l'horreur que témoignait cet intéressant enfant de ces abominables exécrations, profita de la leçon, et n'osa plus blasphe'mer. — Ah! que de fautes , s'ils le voulaient, des enfans chrétiens feraient évitera leurs parens!
Euai tur le blaiphim*.