‹ Nouvelle flore des environs de Paris, suivant la méthode naturelle, avec l'indication des vertus des plantes usitées en médecineChapitre 629 sur 796 · R. bifurca. Hoff. Germ · texte numérisé non relu

R. bifurca. Hoff. Germ

2 , p. g5 : Mich. Gert t. 57 , f. 4.

Cette espèce ressemble à la precedente par la couleur, mais elle est beaucoup plus grande (un pouce à un pouce et demi de diamètre ) ; les folioles sont concaves en dessus, très-obtuses, un plus grand nombre de fois bifurquées et sans réseau.

Croît sur le sol desséché d’où l’eau s’est retirée. Trouvée par M. Decandolle dans les mares de Franchard à Fontainebleau.

TARGIONIA. Micheli. Feuillage membraneux, non rayonnant , portant à l’extrémité des divisions des capsules globuleuses , enfermées dans un calice à deux valves longitudinales.

1 t. HYPOPHYI.LA. Lin. spec.

1604 ; Dill. Musc. t. 78. f. 9; Cette plante se compose de feuilles longues de six à dix lignes, oblancéolées , vertes, en dessus , brunes foncées en dessous , avec des petits tubercules pâles , adhérentes au sol par de nombreuses fibres noirâtres ;ces feuilles se renflent au sommeten dessous en un calice qui s ouvre longitudinalement en deux val-

ves purpurines pour laisser sortir la capsule qui est enveloppée de deux membranes , l’une externe et purpurine, et 1 autre interne et transparente.

Croît sur la terre et les rochers au bord des fossés des bois, dans les lieux couverts , humides. Se trouve à Meudon , Montmorency, Lardy, Fontainebleau, etc.

C’est en mars que cette plante est en fructification

SPHÆROCARPUS. Bellardi. Feuillage membraneux , portant des groupes décapsulés sphériques, entourées d’une volva indéhiscente.

J. s. MlCHELlI. Bell. Ad. tur. 5, p. a58; targionia sphx-

l rocarpos , Dick. Crypt. a , p. 8 ; I Dill. Musc. t. 78, fi. 17. Sur une expansion membraneuse et fo- » liacée, à lobes obtus, disposés en rosette, naissent un grand nombre de petites outres Lurbinées , ovoides - renversées , réticulées, percées au sommet, et contenant des capsules ;[ sphériques , mucrotiées , dans lesquelles sont renlermés les ; gongyies qui consistent en sé- 1 miaules nombreuses et angu- I leuses. Croît sur la terre sa- ! blonneuse ; elle a été trouvée 1 à Frémigni dans les allées som- | bres du parc du château appartenant à M. le marquis de Semonville, par M. Gay , en été.

Ce zélé botaniste la fait fi-

gurer dans le dictionnaire des sciences naturelles. Les planches citées de Inllcn et de Michfli peuvent induire en erreur , puisqu’elles représentent des capsules phvées dans un calice à deux valves analogue à celui du tartfionia , ce qui a donné lieu de placer celte plante dans ce genre ; dans celle de M. Gay, qui est très-exactement exécutée nar M. l'urpin , on voit I rès-cla i rement au contraire 1 indehiscence de la volva. Il faut être couché par terre et avoir les yeux fixés sur le terrain pour trouver cette plante dont les groupes n'ont pas plus de une a deux lignes d’étendue.

-J— (- Hépatique. s lichenoides , a capsules déhiscentes , contenant des élateres. {Hépatiques , Willd. )

AIVTHOCFROS. Dillen Feuillage étalé, portant çà et là des capsules très longues, filiformes, engainées à la base par Je calice, s’ouvrant du sommet jusqu’au milieu, et surmonté avant leur épanouissement d une enveloppe fugace.

I.A LOEVIS Lin. spec. 1606 ; Dill. Musc. t. 68 , f. i Feuillage plane, légèrement sinué , d’un vert fonce, formant la rosette, atteignant jusqu'à un pouce de diamètre, à folioles élaigies, anguleuses, lisses et sans ponctuation ; capsules linéaires, entourées à la base d une enveloppe courte, de douze à dixhuit lignes et plus de longueur, un peu jaunâtres, bifurquées après leur ouverture, et contenant dans leur milieu un

axe capillaire granifère. Croît sur la terre humide. Trouvée à Glennont - sur - Oise par M Haiiy Rare. C'est eu septembre et octobre que la plante est en état

Vanlhoceros punctalus, L. e t pius petit dans touies ses pro portions, a ses feuilles ciliées en dessous et ponctuées en dessus. On a prétendu qu'ilse trouvait dans nos environs, mais jusqu'ici je ne sache pas que personne l'y ait observe.

Observation. Ce genre lait le passage de la première à la seconde section ; par son leuillage membraneux analogue à celui des nccta , il appartient à la première ; mais par la déhiscence de sa capsule, il est de la seconde.

MARCHANTIA Micheli. Feuillage membraneux (non disposé en étoile), pourvu en dessous d'une cote moyenne, portant en dessusdes pédicules opaques, persistants, terminés à leur sommet par un réceptacle à lobes rayonnants, qui recouvrent plusieurs

capsules, lesquelles s’ouvrent en quatre valves, du sommet à la base.

Observation. On voit encore sur ces plantes des godets sessiles ou légèrement pédicules , qui renferment , dans des loges nombreuses , un liquide qu’on regarde comme reproducteur et l'organe mâle; il faut bien les distinguer des gemmes lenticulaires qu’on remarque aussi sur le feuillage des plantes de ce genre.

i. M. polymorpha. Lin. spec.

i6o3; Bill. Musc. t. 7(1 et 77 , f. 7 ; hépatique des fontaines.

Var. A. Marchantia stellata, Sc op. Carn. 2, p. 353 ; Dill.

Musc. t. 77, f. 7, B, C, E. Organe mâle sur des pieds séparés.

Var. B. Marchantia umbellata , Scop. Carn. 2 , p. 354 î Dill. Musc. t. 77 , f 7 I). Organe femelle sur des pieds séparés.

Var C. Monoica;\)i\\. À/usc.

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