‹ Nouvelle flore des environs de Paris, suivant la méthode naturelle, avec l'indication des vertus des plantes usitées en médecineChapitre 631 sur 796 · M. T R t ANDRA. Scop · texte numérisé non relu

M. T R t ANDRA. Scop

Carn. 2, p. 354 . t. 63. Feuillage étalé, d’environ un pouce détendue , 5 divisions larges de une à deux lignes , linéaires , écartées, glabres, ponctuées en dessus , ridées en dessous , minces; pédicules femelles longs de lieux à quatre lignes ,. tortillés, striés, glabres, opaques, supportant une tcte sphérique , grosse comme celle d'une épinglé. composée de trois capsules sessiles , glabres, remplies de grains jaunes. Croît à la Ferté- Alais dans les rochers , près Frétnilli, où celle espèce a été trouvée par M. Gay.

Observation. Le genre blasia de Linné, qui serait placé ici tait partie maintenant des jungerniannitt .

+-H- Hépatiques muscoïdes {sauf la première section du ccnre cent es 1 ' ^ “ expansion tichenoide) , a capsules déhis-

JUNGERMANNIA. Linné.

sommet d'un pédicule grêle la feuille, et s’ouvrant en

Capsule globuleuse, solitaire qui part d’une rosette placée quatre valves.

au

sur

Observation. L organe male consiste en corpuscules pleins de liquide fécondateur, sessiles ou pédiculés, solitaires ûu a4lomeres , et ordinairement de couleur brune; le pédicule desmngei mannes se développe comme celui du phallus impudicus apres avoir ete totalement formé dans l'intérieur du eâlié“oû volva ; aussi est-il toujours transparent et très-faible- c'est le contraire de celui des mousses, qui croît à l’air, et qui ést so-

Iide et opaque. Le feuillage tics jungermaunes de la première section ressemble à celui des plantes des deux premières divisions de cetle tamilie ; celui de la seconde ne peut se différencier d’avec celui des mousses, et lorsqu'il n'va pas de fructification, il est très-difficile de dire à quelle famille elles appartiennent. Les jungermaunes ont les feuilles alternes.

* Expansion foliacée , sans tige.

i. J. iîlasia. Hoocker in. Dec.

Fl.Jr.xx0 1140 a; blasia pusilla.

Lin. spec. i6o5 ; Dill. Musc.

t. 3i , f- 7- Cette plante forme une rosette étendue sur la terre; les feuilles qui vont en s'élargissant à l'extrémité sont dichotomes , ondulées , obtures , d’un vert clair, pellucides , et ne tiennent que faiblement au sol; ces feuilles supportent des prolongements courts, solides , opaques, qu’on prendrait pour le tube des organes femelles ; mais on a reconnu qu'il en part des pédicules filiformes aualogues à celui des jangermannes qui portent au sommet des capsules à quatre valves. Il est rare de trouver cette plante en fructification, ce quia causé l’erreur de Linné et des autres botanistes jusqu’à Hooker. Elle a été trouvée à Meudon par M.

Deleuze.

j. ftiphylla. Lin. spec.

1602 ; Dill- Musc . t. 74, f. 4i.

Fur. 15. LongifOlia ; Vaill.

Bot. t. iq, f. 4-, ..

La feuille est large , arrondie , obtuse , quelquefois rameuse , nervée et poilue en dessous ; les pédicules qui partent en dessus, placés sur la nervure des feuilles, sont longs de quinze à vingt lignes , d’abord contenus dans une gaînè foliacée, cylindrique; le péricarpe s’ouvre en quatre valves courtes , obtuses et réfléchies. Celte plante croît au premier printemps sur la terre , dans les fossés humides, à Meu-

don , etc. Lorsque les capsules s’ouvrent , elles répandenL une espèce de poussière fine, qu'on regarde comme les graines, et il reste à découvert un petit paquet de bourre brune formée par lesélatères. lien est de même dans les autres espèces.

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